YEN ARR
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fortement granuleuses, et sont manifestement en voie de fusion glandulaire.
Chez Chiroteuthopsis, d'après Chun, les cellules photogènes, peu nombreuses mais grandes, se confondent en partie, et chez Pterygioteuthis, la fusion va si loin qu'on ne peut plus parler de limites de cellules ; il n’y a plus qu'une substance plasmatique à grainsfins,danslaquelle de nombreux noyaux de différentes grandeurs sont répartis.
Dans l'organe d’Abraliopsis, les cellules se fusionnent et finalement perdent leur noyau: 1l s'agit bien encore ici d’une fonte glandulaire.
Chez Leachia Cyclura (fig. 27 et 28), les cellules jeunes, claires, sont tournées du côté
de l'extérieur parce Fi. 28. — Leachia cyelura, coupe d’un or-
qu'elles naissent de la gane photogène marginal (gross., À 65 diam.) (d’après JouBix).
couche profonde du té-
GC, chromatophore ; — G&, gaine conjonctive ;
gument transformé en —L, lentille; — T, cornée et épithélium sous-
cornéen. — V, vaisseaux internes ; — P, celcornée, comme celles : jules photogères.
des Insecles naissent de
la face profonde de l’hypoderme du tégument également transformé au niveau des organes lumineux en cornée transparente. Dans le cas où l’on a décrit des éléments en fibrilles ou fuseaux, 1l est probable que l’on a pris pour des cellules photogènes des éléments des parties accessoires. Il est difficile sur des sujets morts de fixer exactement la situation des foyers lumineux. Le contraire a pu se produire également: c’est ainsi que l'on a pris évidemment une des deux zones constituant
l'organe phologène pour une lentille, de même qu'avant mes recherches, on faisait deux formations distinctes de la couche crayeuse et de la couche parenchymateuse des Insectes. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d'éléments de même origine, mais dans des états différents, comme cela se voit dans tous les organes glandulaires.
Enfin chez Leachia Cyclura, comme chez le Pyrophore, de larges sinus sanguins mettent l'organe en communication
Fi. 29. — Helioleuthis Rupelli. Coupe longitudinale médiane de l’organe lumineux grossi 20 fois environ. Marche théorique des rayons lumineux concentrés au point O par le réflecteur parabolique et réfléchis par le miroir concave.
Cr — Chromatophores,.
CG — Écran noir.
R — Réflecteur.
Ep — Epiderme.
L — Lentille biconvexe.
A — Cône transparent.
N — Nerfs.
F — Couche photogène.
M — Miroir supérieur.
Mi — Miroir inférieur.
T — Lentille concavo-convexe.
avec la circulation générale. Chez d'autres, comme Thaumatolampas, on a signalé une vascularisation abondante. On n’a pas pu suivre les nerfs jusqu’à l'organe photogène, mais seulement jusque dans son voisinage, où il y a des fibres musculaires : il est probable que c’est là qu'ils se rendent, comme chez les Insectes et, en général, comme dans toutes les glandes.
Les organes photogènes sont souvent annexés aux yeux, auxquels ils sont parfois étroitement unis. Ils ont été souvent confondus avec des organes oculaires à cause des parties accessoires ou de perfectionnement, qui se rapprochent beaucoup de celles de ces derniers. D'autre part, j'ai déjà fait
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remarquer à propos de la Pholade (voir p. 84) que les parties productrices de lumière ressemblent à celles qui sont chargées de la percevoir.
Les propriétés optiques des parties accessoires ou de perfectionnement ont été bien étudiées chez Histioteuthis Rupelli, par Paul et Louis Joubin (1).
Chez Histioteuthis Rupelli, on trouve, comme chez beaucoup d’autres Céphalopodes, en plus de la glande photogène, un tissu réfringent formant lentille L (fig. 29), un réflecteur R, l'enveloppe pigmentaire C et, à l’intérieur de celle-ci, un tissu formé de cellules fusiformes disposées en lames minces constituant un fapis, grâce auquel ces organes ont souvent l'éclat de la nacre et peuvent décomposer la lumière.
D’autres présentent une véritable cornée transparente et même une sorte de pupille formée par des chromatophores pouvant intercepter plus ou moins la sortie de la lumière, en se resserrant ou en se dilatant.
Chez Chiroteuthis Grimaldi, Chun a signalé des organes ressemblant à des yeux où à des organes photogènes recouverts de chromatophores remplis de pigment rose, mais dont le rôle est inconnu.
EN RÉSUMÉ, on rencontre chez les Mollusques et méme dans la seule classe des Céphalopodes, deux types d'organes photogènes : 1° des appareils glandulaires à sécrétion interne identiques à ceux que nous avons vu apparaître pour la première fois chez les Insecles: 2° des glandes photogènes à sécrétion externe. Ce dernier type donne chez la Pholade dactyle une abondante sécrélion de mucus lumineux et c'est cette circonstance exceptionnelle qui m'a permis de résoudre complètement et définitivement le problème de la réaction ultime qui donne naissance à la lumière physiologique.
(1) V. Nolice sur les travaux ‘scientifiques de M. Louis Joubin, p. 65, Rennes, 1902.