‹ La vie et la pensée de Jules MicheletChapitre 85 sur 105 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Le lendemain, 20, dans cette disposition d’attendrissement vertueux, il pense au passé, à Pauline, et, sous l'influence de Mickiewiez, il se reproche d'être trop artiste, trop érudit, et de se passer trop volontiers des actes et de la vie. C’est aux archives, au milieu de la poussière des manuscrits, qu'il laisse échapper ces bràlantes effusions du cœur

« Aujourd'hui, cherchant des habits pour donner l'hiver, ma fille me proposa les robes de sa mère. Hélas! clles se détruisent. Elle aimerait mieux, si on la consultait, que ces laines réchauffassent de pauvres créatures de Dieu; Au moins, en garder quelques pièces. Donnons-nous, mais n'est-il pas permis de garder un souvenir? « Douces années de silence, de travail ignoré, de pauvreté, d'abstinence, de vie modeste ct fidèle, aurez-vous donc péri, en tout, sauf un coin du souvenir? Et encore dans cette vie brûlante, où les jours poussent Iles jours, je passe des années entières sans revenir sur moi-même, ‘éans me souvenir de moi, à peine de toi, qui m'aimas tant et fus mienne.

Montesquieu parle d'une pièce de théâtre, après laquelle, dit-il, il prit une vive résolution d'être honnète homme. Je sentis cela, hier soir, belle soirée de novembre, plus de jour, point de lumière, — revenu de chez Mickiewicz ct vibrant encore.

Je tombai dans un extrême attendrissement sur les hommes; avec un peu de mépris et de reproche pour l'artiste égoïste, enfermé dans son cabinet, jouissant à sa manière.

Mon cœur s’émut au plus profond. Je m'affligeai, j'enviai les qualités viriles qui seules permettent vraiment la tendresse. Ma vie ne m'y a pas préparé. Dieu m'en donne la grâcel Artiste, c’est créer, mais pour créer, il faut être. . |

Ceci est profondément indiqué par D. Stewart (quoiqu'indirectement). « Ceux qui parlent le plus de vertu, la pratiquent le moins. Hypocrisie ? Non. Mais ils soulagent par les paroles le besoin que nous avons tous du bien. Les actes ne leur sont plus nécessaires. »

Les voyages que fit Michelet dans ces années 1846-1847, montrent vivement les dispositions habituelles de son esprit. Pessimiste pour lui-même, il l’est aussi pour les peuples qu'il voit enlisés c\mme leurs gouvernements dans la bigoterie d’une part, de l’autre dans les jouissances matérielles, les spéculations de banque et de bourse, le capitalisme industriel.

Son voyage à Dieppe et Arques .n’avait pour objet que de se détendre un peu après avoir travaillé six semaines avec acharnement sur les mois d'août à décembre 1790, les obstacles à la Révolution. Il fit ce voyage avec ses trois enfants, hanté par ses tristesses, et aussi par son livre, car il ne peut s'empêcher de récrire en rout®, le lundi 30, le chapitre 4° du livre IV. Il prend des notes sur les conditions des marins, et étudie aussi à Arques, en vue d’un futur volume, la topographie du champ de bataille où Henri IV triompha contre toute vrai semblance.

Les deux voyages de Belgique et de Hollande, d'août 1846 et de juillet 1847, ont une tout autre importance.

En août 4846, après avoir passé le 19 et le 20 à Versailles pour Y étudier les logements de la cour en 1789, Michelet partit le 24 pour le Nord de la France et la Belgique, et n’en revint que le 12 sep. tembre. Il passa par Amiens, Arras, Lille, Ostende, Bruges, Gand

te

Anvers, Bruxelles, Liège, Dinant, et s'arrèta les derniers jours à tenwez, dans sa famille maternelle. Son but était de visiter d’abord le pays où s'était formé Robespierre, puis de bien voir Lille, le boulevard de la France du nord, qui avait eu un role militaire Si important sous Louis XIV et à la Révolution; enfin, de se rendre bien compte du rôle de la Belgique serré: entre la France, l’Angleterre et l'Allemagne. Malheureusement, ses notes, sauf pour Amiens et Arras, sont des plus succinctes et s’arrèlent à Gand. Le voyaze de Hollande de la première quinzaine de juillet 1847, fut le complément de 1846, et c’est le rôle des Pays-Bas et de la maison d'Orange, non seulement du xvi° au xvn* siècle, mais à l’époque même où Michelet écrit, qui absorbe toutes ses préoccupations au point de reléguer au second rang les jouissances artistiques.

A Amiens, il est tout entier absorbé par la situation misérable des ouvrières, qui gagnent dix sous par jour à coudre des sacs et ont à fournir le fil et la lumière — des marchands de légumes qui gagnent à peine cinq francs par an, et font l’aumône de leurs légumes aux malheureux. Il va s'asseoir au marché, qu'il appelle « ce marché sacré », comme Dante, qui allait s’asseoir au marché de Florence; et il y regarde les marchands de légumes et les cultivateurs, les hortillens. Il est repris par son obsession anticléricale :

« Toutes ces femmes étaient laides, malheureuses et fatiguées... De là je suivis les canaux, les petits quais obstrués de marchands. Les barques amènent les légumes par derrière. Assis un moment dans Saint-Luc. Entrent trois hortillons de taille magnifique... font le tour et regardent les statues, les tableaux. k

Que fait le gouvernement pour cette race, si bien douée ? Il la laisse aux prêtres, qui disposent des aumônes de la noblesse, agissent par là sur ces pauvres. Ajoutez l’action des ignorantins. Pour que l'éducation fût une ct concordante en Frante, il faudrait qu'elle différât dans chaque province différente. Alors seulement elle mènerait au mème but!. »

A Arras, Michelet s’occupe surtout de Robespierre et l’on retrouve au chapitre 5 du livre IV de l’Histoire de la Révolution, et au livre IT le développement exact des lignes écrites dans son journal, après une conversation avec M. Langlès, rédacteur du Progrès du Pas-de-Calais, sur les documents réunis par M. Gentil. Il lit, il ne dit pas où, la correspondance de Robespierre avec M. Buissard, mêlée de vers et de prose. Hi y signale une lettre inédite sur les 17-18 juillet 1789, « facile, enthousiaste, sincère. » Robespierre admire le comte de Mirabeau, « dont on est content depuis quelque temps. » Il croit encore à la bonne fin de Louis XVI. Il termine : « Hier, M. Foulon a été pendu par arrèt du peuple. »

A Lille, après avoir étudié avec soin la citadelle et constaté que les Autrichiens, en 1792, ont pris position et attaqué Lille au même point que Louis XIV en 1661, tandis que le Prince Eugène l’attaqua

1. Michelet a utilisé ces notes sur Amiens dans le t. III de son Histoire du XIXe s., à propos de Grainville.

du mauvais côté, il va visiter la collection de M. Gentil, où il trouve rlus de 1.500 assignats de vingt sols et au-dessous, même de deux liards, « créés pour les petites villes et les villages, pour suppléer au défaut de numéraire de 1791 ». M. de Solcie (lisez de Saulcy), de l’Académie des Inscriptions, lui en a donné 300. Plusieurs ont des devises patriotiques ou philanthropiques que les officiers municipaux imaginaient et qui faisaient souvent allusion aux discussions du jour, par exemple : « Jamais deux Chambres. »

Michelet s'occupe aussi des manufactures. Il y est conduit par M. Mille, Dans l’une le patron est plus qu’un père : les enfants qu travaillent à la manufacture ont des rélectoires et des écoles; le matin du cacao, au dîner de la viande, et à quatre heures du cacao. Il y a une heure réservée à l’école.

« Les manufacturiers de Lille sont d'anciens ouvriers. Le père ou grandpère de Mille qui a commencé l'industrie lilloise, savait à peine lire. Mercredi soir, promené à la tombée du jour. Effet des caves. Dans chacune un intérieur. Lumières à la Rembrandt. »

De Lille, Michelet se rend à Ostende, et ce qui le frappe le plus, c'est la présence partout des Anglais, du commerce britannique.

« Sur l'estacade nulle personne qu'une Anglaise, Entre au port un steamer anglais. Sort du port un steamer anglais. Ici, partout, rois de la mer. Cela m'attriste ces belles plages. Du Portugal à la France, à la Belgique, à la Hollande, où ne trouverai-je point d’AnglaisP »

Quelques notes d'art sur Bruges et Gand, c'est tout ce qui nous reste sur le voyage de Belgique.

Il part le 4% juillet pour Bruxelles, où il passe le 2, visite la galerie d’Arenberg et voit divers hommes d’État — en particulier M. Jobard, qui a réussi à faire exécuter le chemin de fer par l’Élat — est le 3 à Anvers, dont il admire l’activité commerciale ravivée par le transit de l'Allemagne : il va le 4 d'Anvers à Rotterdam, par un jour admirable — le 5 à Delft, où il visite le tombeau de Guillaume le Taciturne, d’un bel effet, malgré les fioritures — arrive le soir du 5 à La Have, où il reste les 6 et 7, repart le 8 pour Leyde. Il passe la journée du 9 à Leyde, va le 10 à Harlem, le 11 et le 12 à Amsterdam, et rentre en France par Arnheim et Cologne.

Michelet avait déjà visité la Belgique et la Hollande après la Révolution de 1830; il avait assisté aux négociations qui avaient fait asseoir un Cobourg sur le trône de la Belgique séparée de la Hollande, et avaient fait de ce Cobourg le gendre de Louis-Philippe, La situation des deux pays offrait au patriote, au philosophe politique et à l'historien une série de problèmes.

Fallait-il se réjouir de la séparation de la Belgique et de Ia Hol lande, de la ruine de l’œuvre du Congrès de Vienne? Quelles avaient été les causes de cette séparation? Que fallait-il penser de La transformation de la Hollande en monarchie, et quel est le caractère de ces monarchies nouvelles, créées par la diplomatie, et qui ne sont

point le fruit naturel de l’histoire Enfin comment lutter contre l’Angleterre, satisfaite de voir briser l'union de la Belgique et de la Hollande pour pouvoir plus facilement dominer l’une et l’autre? Ajoutez à cela la préoccupation religieuse qui hante toujours Michelet et sa crainte, justifiée par les événements, de voir la Belgique tomber aux mains du clergé *.

Pour comprendre ces réflexions, il faut se rappeler que Guillaume Α, devenu roi des Pays-Bas par la grâce du Congrès de Vienne, avait en grande partie provoqué le soulèvement de la Belgique par son

‘ autoritarisme, par ses faveurs exclusives aux protestants et aux Hollandais aux dépens des catholiques et des Belges; enfin, par les basses préoccupations de lucre qu’il avait apportées sur le trône. Il ne se résigna qu'en 1838 à reconnaître l'indépendance de la Belgique, accomplie depuis 1832; il dut abdiquer en 1840, en faveur de son fils Guillaume Il, après avoir épousé une catholique belge, la comtesse d'Outremont, et quand il mourut à Berlin, en 1842, il laissait une fortune de trois cents millions, tout entière amassée depuis 1814 aux dépens de son peuple.

Michelet caractérise avec vigueur cette transformation des rois en

banquiers et négociants. (Qu'aurait-il dit s’il avait connu Léopold II?)

« Les rois, dit-il, se détachant du sol, devenant capitalistes, mobiles, ont supprimé eux-mêmes de la royauté l’incarnation de la contrée. Que seraitce d’un peuple négocié jour par jour par un agent de change héréditaire qui s'aiderait de deux forces, du magistrat armé et du banquier? »

« Conjuration volontaire et involontaire des rois, des puissances, contre les peuples. Ils ont peur et font leur main à la hâte... Gagner, gagner, gagner, se tenir prêt, acheter peu d'immeubles, ne pas faire des fresques, mais des tableaux, des objets mobiliers. Ils ont peur et obéissent au Léviathan de l’or, à la capitale des banquiers (Londres) qui les oblige : 1° de placer ce qu'ils gagnent dans ses fonds; 2° de tenir leurs peuples à l'état de désarmement relativement à l'Angleterre. »

Michelet se demande comment s'est créée la monarchie dans la République de Hollande. Il remonte au rétablissement du stalhoudérat héréditaire et montre comment l'aristocratie fut brisée au profit de la monarchie lorsqu’en 1748-49 le prince d'Orange, Guillaume IV, amena les États à faire percevoir les impôts par des collecteurs gagés et contrôlés, au lieu des fermiers qui s’y engraissaient, et lorsqu'on accorda au stathouder le droit de changer les Régences. La monaréhie en Hollande était rendue nécessaire par l’extrème diversité des lois et des mœurs des provinces, « motif qui n’existe pas dans la France si bien centralisée. » Il voit aussi dans l’égoïsme des Hollandais une des causes du régime monarchique.

« Les Hollandais ont dit : Egoïstes, divisés, comme nous sommes et serons,

il nous faut un défenseur au dehors, un grand gendarme au dedans. Pen-

1. Michelet en conclusion se demande quelle doit être la politique de la France, ce que sera son avenir vis-à-vis de ces pays des embouchures du Rhin qui, à ses yeux, devraient fuire partie de la France.

dant ce temps, paisibles, nous vaquerons à nos affaires, nous vivrons, nou: jouirons. »

Mauvais calcul, dit Michelet. « Vous aurez un gouvernement cher, un budget toujours grossissant, le renchérissement de toutes les denrées. »

Il s’afflige alors de voir cette monarchie hollandaise ruinée par la révolution belge. Il en rend l’Angleterre responsable. Le vieux Guillaume, dit-il, avait tenu parole à l’Angleterre en ne créant aucun’ marine militaire, mais il n'avait pas tenu parole pour l’industrie, Ît essaya de faire une puissance complète, mixte, d’agriculture et d’industrie belge et de commerce hollandais. Alors, les Anglais poussèrent avec les libéraux de France et les prêtres à renverser leur propre ouvrage. La Prusse laissa faire, étant brouillée avec la Hollande pour le Rhin.

« La maison de Nasku peut gémir, dit un autre jour Michelet. Elle est co:pable; elle doit s’en prendre surtout à soi. Elle n’a que trop favorisé la tendance de la bourgeoisie à se retirer dans le change et les opérations de hasard. La partie énergique est occupée par le cabotage. Les crapauds ventrus ont fini par engourdir les requins. Nulle nation n’eût résisté à cette conspiration du parti militaire et de la banque, à cette éducation destructive du sentiment national.

« Peuple remarquable qui a bien mérité du genre humain. »

Le vieux roi Guillaume avait bien senti cette situation ruineuse de la Hollande, M. Thordecke, un des publicistes et juristes, professeurs et hommes d’État les plus remarquables de Hollande, membre de Îa première Chambre depuis 1840, raconte à Michelet que, disant un jour au roi Guillaume : « Nous avons été bien traités en 1815 », le roi répondit avec un accent profond : « Non, Monsieur, ne le croyez pas » — « soit, dit Michelet, qu'il pensât à Cologne, qui pouvait sul le consolider et que la Prusse se fit adjuger, soit qu’il gémît des conditions secrètes que lui avait imposées l’Angleterre. »

D'après Michelet, tous ceux qu'il rencontre sont découragés. M. Ad. de Brewenwoorde, l’auteur d’Asmodée, un ardent républicain, voudrait que la Hollande fût conquise par la France, M. Thorbecke, qui avait été professeur à Gand et à Liège, voudrait qu'elle fût rattachée à la Belgique, qui a plus de vie morale (Michelet dit avee horreur : aux prêtres). M. Saudelin, administrateur et juriste belge, M. Lipkens. un ingénieur, n’ont aucun espoir, et le professeur d’anatomie Vrolick dit : « Il y aura des chemins de fer, il n’y aura plus de nation. » Ce qui frappe Michelet, c’est que personne ne regarde ni vers l’Angleterre, ni vers l'Allemagne, sauf la perfide maison de Nassau, l'un des ennemis les plus coupables de la pensée, qui charge de droits énormes, c'est-à-dire exclut toute pensée venue de France, livres, journaux (un sen] journal paye cent vingt francs de droits à La Haye! et admet tout ce qui n’a pas de portée sociale, tout produit allemand et anglais. On ne voit que la Belgique ou la France. Les uns veulent être du pape, les autres de la Révolution. Et Michelet aussitôt de tra-

cer en quelques lignes sa philosophie historique. Seules l’Église catholique et la France révolutionnaire représentent des idées.

« L’Angletcrre n'est pas une idée. Son seul homme, Shakespeare, n'a exprimé que le doute. Son idée politique même, l'équilibre des pouvoirs, est un rapport et non substanticlle. Elle ne constitue vitalement aucun des pouvoirs. L'appropriation de la nature à l’homme est une idée, mais non moralement constitutive. L'Allemagne, si riche en idées, n'est pas une idée. C'est un forgeron d'idée; elle la retourne, la bat, tantôt d'un côté, tantôt de l’autre. »

Il fait sur l’Angleterre cette fine et profonde observation : « L’Angleterre a profité d’un entr'acte entre les deux religions (catholique et révolutionnaire), entr'acte où l'Occident s’est désorganisé, aux souhaits de l’Angleterre. »

Michelet sent l'impasse où se trouve la Hollande; ce qu’il lui fallait, ce n’était pas l’Escaut, mais le Rhin jusqu’à Cologne. Il dit à M. Thorbecke que la Hollande ne subsiste que par ses ‘colonies des Indes orientales, qu'ils n’ont pas réussi à en faire une Hollande indienne, qu'elle leur échappera ’. Il faut que la Hollande se refasse un grand peuple ou qu’elle périsse. « Mais la tradition est rompue; la partie héroïque, non ventrue, de ce peuple, ne se souvient pas dr Ruyter. La Hollande a une vie beaucoup trop spéciale (voyez le danger de la spécialité). Ceux-ci, ventrus, au bord des canaux, collés sur leurs livres de comptes; ceux-là naviguant lourdement le long des côtes comme des phoques.

« Pendant que chacun suit sa spécialité, Guillaume, arrivé avec des dettes, amasse deux cents millions en seize ans (puis les prodigue à don Carlos). Le roi actuel achète partout des terres, près de La Haye et à l’étranger — pourrait acheter le pays. »

Naturellement, c’est toujours l'Angleterre qui, d’après Michelet, empêche tout, ruine tout. Il s’informe beaucoup de la marine, de la conditions des marins, de la possibilité pour la Hollande d’avoir une flotte. D’après le consul de Belgique, M. Bischoffsheim, le gouvernement veut une marine. La Chambre refuse des fonds. On construit cependant au Helder, à Flessingue.

« Mais l'Angleterre dit à ses préfets, c'est-à-dire la Hollande et la France : livrez-moi vos grains — Livrons, dit la France, on me pardonnera le mariage d'Espagne ». — Livrons dit le Hollandais, quoique ma marine marchande soit déjà chère, entravée par le haut prix des denrées. Ainsi l'absorption s'est faite subite, immense, terrible. De là les troubles de Mulhouse et de Hollande, et le sang versé. Quoique les gouvernements soient vraiment protecteurs comment oseraient-ils protéger contre l’Angleterre ? »

Il regrette de quitter la Hollande sans avoir pu bien connaître 4° le commerce d'argent, 2° la société qui fait le commerce des colonies, 3° les commanditaires de la petite marine marchande, 4° la transformation des corporations jadis si puissantes, 5° le gouverne-

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