‹ La vie et le martyre de s. Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry et légat du Saint SiègeChapitre 20 sur 79 · THOMAS DE CANTOBBËBY · texte numérisé non relu

THOMAS DE CANTOBBËBY

rien pour la cire à cacheter, pour le papier, pour les sceaux, « Car, disait Herbert, de qui ce sceau porte-t-il l’image et l’inscriptiou, pour qu’ou l’achète et qu’on le vende T »

Le sceau (i) qui provoqua cette remarque, malgré la fragilité de la substance sur laquelle il était imprimé, est venu jusqu’à nous. Il représente la figure de l’archevêque en costume complet, portant une mitre d’une forme extraordinaire, et tenant dans sa main gauche une petite crosse pastorale dont le crochet est tourné en dedans. Cette crosse correspond précisément à la description de ce bâton pastoral qui fut. conservé pendant des siècles parmi les reliques de Cantorbéry : il était en bois de poirier, avec le crochet en corne noire. L’inscription portait seulement que c’était le sceau de Thomas, par la grâce de Dieu archevêque de Cantorbéry.

Nous ajouterons encore quelques mots, au sujet de ses mortifications , à cette esquisse personnelle. Nous avons déjà parlé de son abnégation à l’égard de la nourriture et du sommeil, et nous avons fait allusion à un cilice; mais nous n’avons rien dit encore de la sévérité extraordinaire de cet instrument de pénitence. Il ne portait pas seulement une chemise de crin , mais un pantalon du même tissu grossier; et cette mortification s’accrut à un degré extraordinaire, s’il n’y a pas d’exagération dans le

(1) Ce sceau est gravé et publié dans les traductions du Pèlerinage d’Erasme, par M, Nicholson, et dans le journal de la Société britannique d’archéologie, partie 1M, vol. X, avril 1854.

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