‹ La vie et le martyre de s. Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry et légat du Saint SiègeChapitre 22 sur 79 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

GILBERT FOLIOT.

L'important changement qui s’était opéré dans les habitudes de saint Thomas, infidèlement raconté et travesti par la malice des courtisans, parvint jusqu'aux oreilles du roi Henri en Normandie et lui donna certainement de l'inquiétude. Un message (*) qu’il reçut bientôt après augmenta cette impression ; saint Thomas remettait entre les mains du roi le grand sceau et la dignité de chancelier. Henri en fut très mortifié; il regardait probablement cette démission comme une preuve que le saint voulait ainsi se dégager de tout ce qui pouvait gêner sa liberté d’action dans le cas où jl s’élèverait quelque difficulté entre la couronne et l’Eglise. Pour lui marquer son déplaisir, le roi lui enjoignit d’abandonner immédiatement l’arcbidiaconat de Cantorbéry; et le retard qu’il mit à se conformer à cet ordre ne lui fut jamais entièrement pardonné. Probablement la crainte d’avoir près de

(1) Diceto, p. 534.

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