‹ La vie et le martyre de s. Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry et légat du Saint SiègeChapitre 56 sur 79 · LES BOIS · texte numérisé non relu

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grand prix. Je finirai par accepter la meilleure paix que je pourrai; maison n’a jamais vu marchander si peu. »

Cependant Herbert, prenant un ton plus convenable, rappela à son maître ces paroles de l’Evangile : J’honorerai celui qui m’honore.

ns arrivèrent à Montmirail avant le roi de France. Le roi Louis venait ordinairement visiter le saint à son retour, mais il ne vint point ce jour-là. Après la conférence, un des comtes avait adressé à saint Thomas des paroles menaçantes, et il était bien probable qu’il ne pourrait plus trouver d’asile en France, n fut cependant beaucoup plus gai qu’à l’ordinaire. Le lendemain, le roi Louis ne se montra pas; mais le matin de bonne heure, l’archevêque quitta Montmirail pour se rendre à Chartres en retournant à Sens. Des gens qu’il rencontra en route demandèrent qui passait, et, apprenant que c’était l’archevêque de Cantorbéry, ils se le montrèrent l’un à l’autre, disant : o C’est l’archevêque qui hier n’a pas voulu renier Dieu ou sacrifier son honneur pour l’amour des rois. » Le bruit de ce qui s’était passé dans la conférence s’était déjà répandu au loin. L’archevêque, qui entendit ces mots, fut très ému et regarda Herbert. La même chose leur arriva plus d’une fois pendant leur voyage en France.

On envoya l’évêque de Poitiers à Etampes pour demander encore à saint Thomas de céder au roi, sans réserve aucune, pour l’amour de la paix. La réponse fut, comme toujours, qu’il le ferait, « sauf l’honneur de Dieu, les droits de son ordre, l’honneur et la liberté

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