‹ La vie et le mystèreChapitre 28 sur 70 · MON VILLAGE SOUS DEUX CURÉS · texte numérisé non relu

MON VILLAGE SOUS DEUX CURÉS

0 village lointain du cure Berthelot !

Église, dont le vent faisait claquer les portes ; Vieux pignons qui saillaient sur des ruelles mortes Où, dès le crépuscule, on s'armait d'un falot.

Les Dames du Cœur-Bleu venaient, à petit flot, Remplir un bas-côté de leurs saintes cohortes. Sur la place on voyait des gueux à jambes fortes S'enfuir, quand un gendarme arrivait au galop.

Les paysans, heureux de chômer les dimanches, S'assemblaient, poussiéreux ou crottés jusqu'aux hanches ; Ils échangeaient entre eux des senteurs de hameaux.

Parfois, quand des paîments gonflaient leurs blouses bleues, Plus d'un, en supputant le prix des animaux, Regrettait que Paris fût à quarante lieues !

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