‹ La vie et les écrits de PlatonChapitre 12 sur 76 · L’Axiochus, ou sur la Mort · texte numérisé non relu

L’Axiochus, ou sur la Mort

Dialogue entre Socrate, Clinias et Axiochus, qui renferme un morceau d’une admirable éloquence, et qu’on peut comparer, sous plus d’un rapport, au sermon de Bossuet.

Considéré commer apocryphe par Diogène (1), cet ouvrage est en effet presque un sermon sur la mort et l’immortalité, que fait Socrate au lit d’Axiochus mourant, auprès duquel il a été appelé par le fils du malade, Clinias, pour lui rendre un peu de courage. Dans un langage d’une beauté éloquente, il lui démontre que la vie n’est qu’un voyage, et qu’il faut la quitter avec des chants de joie. L’homme n’est qu’une âme qui a soif, désir et regret de l’éther dont elle . partage la nature immortelle , et il doit aspirer à mourir pour revivre dans les chœurs célestes. La vie corporelle n’est qu’une succession de maux et de misères, d’autant plus pénible qu’elle se prolonge plus longtemps. Tardez-vous à payer votre dette à la nature, comme une prêteuse à la petite semaine, elle vous redemande ce qu’elle vous a prêté d’organes et de sens. Ce n’est pas à la mort que nous mène la mort : c’est à l’immortalité. Celui qui a dépouillé ces craintes chimériques et puériles devient un homme nouveau qui plane déjà dans les cieux.

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