‹ La vie et les écrits de PlatonChapitre 13 sur 76 · III, C · texte numérisé non relu

III, C

Je trouve M. K. Hermann (1 ) bien sévère pour 'ce morceau qui n’a pas sans doute la grâce simple de Platon, mais qui a des qualités de style incontestables. Il le trouve si faible qu’il ne veut pas le confondre avec que Diogène (2) et Suidas

comptent au nombre des dialogues d’Eschine, et où il devait être question d’Alcibiade qui, au rapport d’Athénée (3), y était flétri comme un ivrogne et un libertin. Encore moins veut-il l’attribuer à Xénocrate de Chalcédoine, qui avait écrit un livre sur la mort (4) . 11 se range donc à l’opinion de Matthiæ (5) qùi pense que l’ouvrage appartient à une époque postérieure, et que l’auteur a puisé ses idées dans le célèbre livre de Crantor sur le Deuil, et dans des écrivains de cette école et de ce temps. A quelque époque ou école qu’il ait appartenu, c’était, à mon sens, un éloquent écrivain, quoiqu’on puisse reconnaître dans son talent quelque chose d’oratoire, une grâce qui s’éloigne un peu de la simplicité de Platon. L’édition bipontine de Platon dit à ce sujet quelques mots auxquelsje souscris sous cette réserve : {( Dignus sane Socratis discipulo Axiochus vel ipso Socrate, nativa quadam gratia commendabilis, ex

(1) Ouvrage cite, p. 416.

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