‹ La vie et les écrits de PlatonChapitre 19 sur 76 · Les Divisions, aî Aiatpéotiç · texte numérisé non relu

Les Divisions, aî Aiatpéotiç

Les Divisions, que mentionne Aristote (2), en y ajoutant quelquefois le déterminatif (3)»

paraissent moins un ouvrage que certaines classifications utiles à l’enseignement, et conservées par écrit par les élèves, parce qu’elles présentaient le plan, les divisions, l’ordre des matières, et formaient comme un programme abrégé de leurs

(1) Plat. Schrift., p. 188.

(2) De Gen. et Corn., H, 3.

(3) De Part. Anim., I, 2; Met., IV, 11. Celle collection était

donc ancienne si elle remonte au temps d’Aristote. Diog. L., (V. 23), le catalogue arabe Casiri, I, p. 307);Simpli-

cius {ad Categ., V, 7; Schol., in Aristot., p. 47, b.40), attribuent à Aristote lui-méme un ouvrage de ce titre qu’Âlexandre et Philopon (in Arist, de gen. et corrupt., p. 50, b) supposent n’étre que la peproduction faite par Aristote des leçons orales de Platon.

cours. Nous les avons admises ici, bien que le texte en soit perdu, parce que laXIIP lettre (1) de Pla- ' ton, aussi bien qu’Aristote, les nomment et que Diogène cite dans les œuvres de Speusippe (2) et de Xénocrate un livre de Divisions semblables, ce qui prouve au moins que cet ouvrage existait dans l’ancienne Académie.

Dans les livres de la Génération et de la Corruption, Aristote dit que Parménide a posé deux principes des choses et Platon trois, etcela Iv raîi; otaipcWt, où il fait du principe intermédiaire, un mixte : to yàp [Ataov uî-i-ax Ttoiei. Sui* ce passage, Philopon (3) se de- . mande ce* qu’il faut entendre par là : « Le commentateur Alexandre, ajoute-t-il, dit que l’ouvrage qui circule sous ce nom de AiatpsdEi; comme de Platon, n’est pas authentique, voeeÛETai, et il pense qu’Aristote fait allusion aux-SiaipÉdet;, aux divisions du Sophiste. Il faut savoir d’abord qu’il n’y a pas d’ouvrage écrit de Platon qui porte ce nom : otaipéffEiç nXttTWVOÇ £7tlY£YP®i^t*-É''«l où çÉpOVTaiJ et ce qui est dit par Platon dans le Sophiste n’a aucun rapport avec ce qu’Aristote expose dans notre passage. L’objet qu’il se propose, c’est-à-dire de faire l’histoire des opinions différentes des philosophes sur la nature, n’a aucun rapport avec les divisions dialectiques du Sophiste. Il vaut donc mieux admettre la conjecture que fait en dernier lieu Alexan-

(2) Diog. L., IV, 5 et 13.

(3) Schol. in Arist., f. 50, b.

dre : c’est qu’Aristote veut parler ici des ’'AYp«<pa SoypiaTa de Platon qu’Aristote lui-même avait mis par écrit, et qu’il appelle AiKipé«i;. Car c’est là que Platon posait les trois principes ; le grand, le • petit et le principe intermédiaire. » Brandis (1), en acceptant l’opinion de Philopon et d’Alexandre, y ajoute cette autre interprétation, c’est que ces Ataip£(T£iî, identiques aux 'Aypa^a SoYptaTa, ne sont autre chose que les livres d’Aristote sur le Bien, qui portaient encore le titre: De la Philosophie; et ces .derniers seraient la rédaction des cours oraux de Platon faite par Aristote. Malgré toutes ces conjectures , je ne puis m’empêcher de reconnaître, avec Trendelenhurg , qu'en renvoyant les AiaipÉaeiç aux ’ÀYpasa SoYpiata, on explique l’obscur par l’obscur. Le passage d’Aristote (2) où il est question de y^yp®!*!^®''*' SiaipéïEi; ne peut guère s’appliquer à Platon qui n’est pas nommé, puisqu’il s’agit de la division des oiseaux en aquatiques et non aquatiques. C’est au plan de division et 4e classification du Sophiste que se rapporterait encore le mieux ce passage.

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