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constructions de temples, dans ces régions, qui sont aujourd'iiiii à découvrir de nouveau. jNous avons les descriptions, faites en 1783, quinze ans après l'expulsion, par Diego de Alvear, un des commissaires envoyés par l'Espagne pour fixer, une fois de plus, les limites entre les possessions portugaises et espagnoles; en 1807, par Azarà. Nous pouvons les comparer avec ce que nous avons vu nous-même en 1886.
L'admiration éclate, à chaque page, dans les descriptions, de nos prédécesseurs, qui ont visité cette région peu après le départ des jésuites. Nous, qui n'avons vu que des ruines, mais, à côté de ces ruines, les assises, sinon d'édifices, tout au moins de chaumières nouvelles, sans nous défendre de l'admiration que nous inspire ce passé, nous préférons regarder en avant, sonder l'inconnu de l'avenir, en lire les destinées sur les ruines éparses.
Cent mille habitants ont vécu là, sur cette langue de terre qui a environ dix-huit lieues de large, de la rive du Parana à celle de l'Uruguay, et s'étend à l'ouest du premier et à l'est du second. Que sont-ils devenus? Ils étaient cinq mille en 1869, au dernier recensement. On dit qu'aujourd'hui ils sont dix mille.
Leurs habitations sont éparses, dans ce pays, trop grand pour eux, devenu, dans l'abandon, un pays pauvre, avec ses richesses latentes. Si vous entrez dans la demeure de ces pauvres gens, vous y rencontrez d'étranges contrastes, qui suffisent à vous dire leur histoire.
Le mobilier indique une certaine aisance ; les sièges, de bois dur, qui seraient d'un bel aspect, si une main plus habile les avait façonnés, rappellent, tout simples qu'ils sont, un art disparu; le siège de cuir, quelquefois martelé, dénote un ouvrier industrieux. Cet ouvrier, où est-il? Il a disparu, comme tout le reste, sa trace même est inconnue; ce meuble a un siècle, celui qui l'a dressé sera mort, sans doute, le fusil en main, tué par quel(|ue mameluck portugais. Les lits
sont, eux aussi, de bois dur, d'un modèle apporté de loin, imité sous une direction habile ; les pieds et les côtés sont façonnés, des courroies les rapprochent et forment une sorte de sommier, que recouvrent, à défaut de matelas, quelques peaux, moins revêches que cet enchevêtrement de nœuds et de lanières. Dans un coin, un rouet sert encore à filer l'ortie sauvage, de la famille de la ramie, dont les tissus ont été, par les historiens, confondus avec des tissus de coton. La vaisselle fournie par toutes les courges du voisinage répond à tous les besoins.
L'hospitalité ne se mesure pas, mais ne soyez pas exigeants. A tout ce que vous demanderez, prêts même à le payer, vous n'obtiendrez d'autre réponse que l'éternel : « Nous n'avons rien, nous sommes si pauvres ! » L'argent ne tente pas ces humbles; les volailles, qui courent autour de la maison, au milieu desquelles abondent le gros canard de Barbarie, originaire du pays, le paon, les poules et les dindons, ne semblent pas articles de commerce, et l'on refusera simplement de vous en vendre.
Le pays est facile à parcourir. Les chemins, tracés autrefois, relient, encore, entre elles, ce qui reste des estancias, où les jésuites avaient leurs relais et leurs exploitations pastorales ; on y trouve les bois d'orangers, les vergers d'arbres de tous genres, on peut aller, ainsi, d'un village en ruines à un village dévasté.
La carte, publiée, en 1760, qui décida l'Escorial à la confiscation, indique toutes les routes carrossables; sous la forêt, les picadas accessibles aux mules; la place des trente villages qu'ils avaient établis.
La cour royale et catholique d'Espagne mit le pied, le 21 juillet 1767, sur cette fourmilière laborieuse, donnant le premier exemple de grande laïcisation. A la même heure, la maison mère de Cordoba et les possessions des Missions, situées à trois cents lieues de ce centre, dans une région
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toute différente, étaient mis sous scellés; des deux cent soixante et onze pères jésuites, pas un ne restait dans le pays, deux mois après. Un gouvernement civil, composé de trois fonctionnaires, remplaçait leur administration compliquée. Les onze missions, situées à l'ouest du Parana, furent placées sous la dépendance du gouverneur du Paraguay, les dix, entre les Ueuves, et les sept, à l'est de l'Uruguay, dépendirent de Buenos-Aires.
Ce sont ces dix-sept dernières, qui occupaient la meilleure région, et sont, aujourd'hui, complètement dévastées.
Cette ruine, cependant, que l'on ne croie pas que l'expulsion des jésuites l'a déterminée. Certes, ils avaient eu toute la gloire, en même temps que tout le profit, du succès de leur entreprise, continuée là, avec persévérance, pendant près de deux siècles; mais le triste sort du pays qu'ils abandonnaient est dû à d'autres causes qu'à leur abandon forcé, et au changement de direction qui en était la conséquence. Si les jésuites eussent conservé l'administration de ce pays, c'est sous leur administration qu'il eût été ruiné ; ils n'eussent pu faire plus que ses habitants, qui se comportèrent vaillamment au milieu des épreuves d'une guerre sans merci, qui se prolongea pendant un demi-siècle, et ne laissa derrière elle qu'un pays dépeuplé.
Cette guerre a eu plusieurs périodes. Elle a son origine première dans le traité de 1750, préparé par le Portugal, accepté par l'Espagne, dans l'ignorance où elle était de la position géographie des Missions orientales^ situées à l'est de l'Uruguay, qu'elle cédait au Portugal, en imposant, sans en avoir conscience, l'émigration forcée à trente mille habitants, dont elle ignorait l'existence.
L'exécution de ce traité, repoussé par les habitants, dirigés par les jésuites, força l'Espagne à s'unir aux Portugais contre ses propres intérêts, à combattre de ses mains un
peuple, qui acceptait sa loi, auquel sa propre ignorance avait imposé la ruine. Le traité fut, du reste, abandonné en 1762 ; la question de limites ne fut pas, pour cela, vidée, et entraîna une première guerre en 1801, où les Portugais ruinèrent les Missions orientales, et, après la proclamation de rindépendance, une seconde, en 1817, qui ne fut pas moins fatale aux Missions occidentales.
L'histoire de ces destructions est, parloul, écrite sur le sol de ce pays, en même temps que celle de leur grandeur passée. Le voyageur peut suivre l'une et l'autre, il peut, en quelques jours, relever les traces de trente villages, qui survivent à leurs habitants : Yilla Encarnacion, devenu village paraguayen, sur la rive du Parana; Candelaria, village argentin; Corpus, l'ancienne capitale; San-Carlos; San-José, Apostoles ; Martires, au centre de la région ; San-Ignacio- Mini, sur la rive du Yabebiry, affluent du Parana.
Tous se ressemblent, aujourd'hui. Un bois épais les enveloppe, on y pénètre par des picadas; dans les bois, on n'en- 'end plus que le caquetage des perroquets, colons bavards du lieu, qui semblent s'être donné la mission de faire, pour leur compte, la récolte de tous les fruits, pour, des débris de leurs repas, ensemencer à nouveau de nouvelles surfaces : ce sont eux que l'on voit, suivant la saison, dévorer les oranges mûres, ou faire la cueillette des pêches, que donnent encore les sauvageons semés par eux.
Au bout à^lvipicada^ de plusieurs kilomètres, dont quelques-unes sont encore fréquentées, apparaissent quelques carrés de pierres, alignés à droite et à gauche. Ce sont d'anciennes maisons, dont les toits de chaume et les portes de bois n'ont pas résisté à l'œuvre du temps. La végétation les enveloppe; des arbres, que le hasard a semés là, depuis la disparition des habitants, sont centenaires ; les lianes courant de l'un à l'autre, constituent un fourre impénétrable.
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Kn face de celle ligne de maisons en ruines, un mur de pierres se dresse, de deux mèlres de haut, de deux cents mètres de long, intact, dans toute sa longueur et toute sa hauteur : c'est l'ancien cloître réservé, il se prolongeait jusqu'à l'église, dont le portail le termine.
C'est ici, où toute la puissance créatrice des générations disparues a cherché sa plus haute expression. Le frontispice, de marbre du pays, est resté debout; par les trois grands portails, auxquels mènent e.icore cinq marches quelque peu bouleversées par la végétation, on pénètre dans ce qui fût la nef, que des arbres gigantesques dominent. On voit encore, ensevelis aussi, sous la frondaison, les anciens magasins, tous les bâtiments à usage de la communauté. Devant l'église, une place carrée se développe encore, avec les lignes et l'étendue que les fondateurs lui ont assignées, il semble que son sol ait subi une préparation qui arrête la végétation.
A peu près partout, on trouve la même lutte de la nature contre l'œuvre des hommes disparus. Dans quelques villages qui n'ont pas eu à se défendre, qui n'ont pas subi d'attaques appuyées d'artilleries et de bombes incendiaires, on trouve encore quelques temples fréquentés, des tours, dont les cloches n'ont pas été enlevées.
A la porte de ces temples, qui ont conservé leurs assises et quelques-unes de leurs formes extérieures, que le prêtre a désertés, que des fidèles fréquentent, on se demande quel culte s'est perpétué, si c'est religion ou superstition, que pratiquent les habitants du lieu, rede venus primitifs et abandonnés à eux-mêmes.
L'image du temple donne bien l'idée du culte qu'il abrite; c'est une sorte de christianisme, n'ayant gardé de celui-ci
que les formes extérieures. La tradition faussée, loin de tout contact avec le reste du monde, a perpétué une sorle de paganisme chrétien, où s'est conservée la matérialité des cérémonies, des rites, l'adoration des images, épargnées par le temps, auxquelles les fidèles prêtent une influence directe sur leur existence.
Dans certains lieux plus éloignés, dans les Hautes Missions du Paraguay, qui ont conservé, jusqu'en J870, sous la dictature paraguayenne, l'organisation administrative des jésuites, on trouve, non plus seulement cette sorte de paganisme abstrait, mais l'administration ancienne de la commune, ou. si l'on veut, de la communauté, sous sa forme paroisse. Les jésuites avaient érigé leâ villages eu communautés administrées par deux Pères, l'un, chargé du temporel, l'autre, du spirituel, qui gouvernaient, assistés d'une municipalité composée d'un corregidor, d'un alcalde, d'assesseurs, tous choisis parmi les Indiens. Ces Pères, après l'expulsion, furent remplacés par les Franciscains, chargés du temporel, et un commissaire civil, envoyé par l'administration, organisation qui disparut au milieu des bouleversements que souffrit le pays, laissant, derrière elle, une tradition, entretenue depuis deux siècles.
C'est cette tradition et le besoin dun culte qui revivent dans les institutions nouvelles, que nous avons pu observer, qui perpétuent des usages, dont l'origine est inconnue de ceux qui les ont si bien conservés.
A l'heure actuelle, les communautés sont administrées par une sorte de syndic ou de patriarche chargé à la fois du temporel et du spirituel, choisi à l'élection. Il n'est pas astreint au célibat, mais ne peut épouser qu'une vierge; comme, dans ces pays de nature, la virginité est une fleur d'une conservation difficile, la vierge qui lui est destinée, est élevée et gardée à vue, depuis son enfance, par quatre matrones. Il l'épouse à douze ans; si elle meurt,
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il n'a pas le droit de se remarier. C'est lui qui est le pontife. Les jours de fête, il officie. Le rite est à peu de chose près, autant qu'il a pu se conserver dans l'isolement sans se retremper dans la doctrine, celui de la religion catholique. Le prèlre ofl're sur un autel le sacrifice de la messe, dont il a conservé, à |)eu près, tous les g-estes classiques: le pain^ fait de farine de manioc, remplace l'hostie; au vin est substitué une sorte d'hydromel, fait du miel des abeilles sauvages, très abondantes dans les forêts du lieu; le prêtre le boit dans un calice de forme classique, fait d'un gros champignon séché, conservé dans sa forme première, au moyen de feuilles et de lianes.
Des paroles et des chants, en guarani, accompagnent cette cérémonie; le baptême se donne sous forme de bénédiction générale, qui rappelle celle que les jésuites distribuaient, le dimanche, aux habitants du village.
Tout dénote, dans ce pays, Tisolement dans le(|uel il a vécu depuis un demi-siècle, pendant lequel la nature s'y est refait une virginité, et l'homme est redevenu un primitif.
Si l'on calcule que quatre cents lieues de navigation par le Parana séparent de Buenos-Aires, centre social et économique du bassin de la Plata, et deux cent cinquante, par l'Uruguay, séparent Montevideo, du seuil de ces régions, on comprend combien facilement ce pays a pu rester en dehors de l'orbite d'évolution des peuples platéens; ajoutons que le cours de ces grands fleuves est à peu près fermé à l'entrée même du territoire des Missions, par des rapides, que la navigation n'a fait aucun etTort pour supprimer ou atténuer :
Ces obstacles sont à la veille d'être tournés par la construction d'une ligne ferrée : en même temps que la distance même sera supprimée. Une ligne directe, partant de l'Assomp-
tion du Paraguay, continuant le chemin déjà mené jusqu'à Paraguari, tracé jusqu'à Villa-Rica, ira aboutir à Villa Encarnacion, ville paraguayenne sur la rive même du Haut Parana, en facePosadas, capitale argentine du Territoire des Missions, située sur la rive orientale du Haut Parana.
De Posadas, en passant par San-Carlos, Apostoles, Santo- Tome, la ligne, en territoire argentin, ira rejoindre la rive de l'Uruguay, la suivra, en traversant les Provinces de Corrientes et d'Entrerios, jusqu'à la ville de Concordia, reliée à Buenos- Aires par des steamers quotidiens, qui emploient six heures à descendre l'Uruguay et à traverser l'estuaire de la Plata. Cette ligne ouvrira les destinées des anciennes Missions, leur rendra leur place dans le monde, en même temps qu'elle absorbera tout le trafic, jusqu'ici si difficile, du Haut Paraguay, du Haut Parana et du Haut Uruguay. Rien ne sera plus facile, en faisant incliner légèrement la ligne paraguayenne, et la menant jusqu'en face de Candelaria, c'est-à-dire à trois lieues au-dessus de Villa-Encarnacion, que de jeter un pont sur le Haut-Parana, dont les rives, à cet endroit, élevées d'environ vingt mètres, n'ont, entre elles qu'un écartement de trois cents mètres. Ce travail, d'une certaine importance, mais très réalisable, placerait cette ligne au premier rang des grandes voies de pénétration de l'Amérique du Sud; elle suffirait, à elle seule, à opérer une véritable révolution géographique, en même temps qu'économique, en mettant à trente heures de Buenos-Aires, la ville de l'Assomption du Paraguay et le Haut Paraguay, qui, aujourd'hui, par les fleuves, en sont encore à cinq jours, en remontant le courant, et à trois jours en sens inverse, sans tenir compte des embarras et des retards que causent les crues subites ou les basses eaux du Parana.
Telle qu'elle est conçue et concédée par le Gouvernement Argentin, en laissant, pendant quelque temps encore, le Paraguay en dehors de son courant, elle dégagera rapide-
ment l'avenir des hauts fleuves et des possessions argentines.
Cet avenir est si bien tracé, Timportance économique, qu'il y a à ouvrir une sortie vers l'Atlantique à ces riches pays, si réelle, que le Brésil, comme pour prouver que les vieilles luttes ne peuvent plus se poursuivre que sur le terrain économique, fait, lui aussi, des efforts dans ce sens. Il se souvient que c'est, par terre, de l'Atlantique au lîaul Paraua, que sont venus quelques-uns des premiers colons de ces régions, qu'ont été amenées les premières tètes de bétail; il a repris l'ancienne voie des émigrants des xv" etxvi^ siècles, oubliée, depuis, a tracé et concédé une voie feiTée, qui. partant du port de Paranag-uà, relie déjà la ville de Coritimba située sur la rive du rio Içuazu, que les Brésiliens appellent rio Coritimba. Cette ligne, si elle était prolongée jusqu'aux rives brésiliennes de l'Uruguay, celle du Haut-Parana, et du îlaut Paraguay, permettrait au trafic, à destination de Buenos- Aires, de prendre la voie de terre à Rio-Janeiro, d'éviter quatre jours de mer; elle rapprocherait d'autant le trafic à destination du centre de l'Amérique du Sud, et de la côte du Chili.
De semblables projets auraient pu paraître chimériques, il y a vingt ans, ils sont aujourd'hui à la veille de se réaliser, et prennent déjà rang parmi les progrès nécessaires. Jusqu'à ce qu'ils deviennent des faits, la voie, en construction sur territoire argentin, rendra, avant peu, tous les services que nous signalons.
De tous les produits, que promet ce pays, le plus riche, celui dont l'avenir est le plus assuré, dont le présent est brillant, est la yerha mate.
Il suffit de mettre le pied sur le continent sud-américain
3D2 LIVRE Vin. - L'INDUSTRIE A(iRiCOLE
pour se rendre compte, par Timportance de la consommation qui est faite de ce produit, de la richesse de la région d'où on le tire. Elle est aussi étroite que sont vastes et bien préparés, pour recevoir une population très dense, les pays qui la consomment.
Les magasins en sont pleins. Il n'est pas une maison de l'Amérique espagnole oii il n'y en ait, quelque part, un suron de deux cents livres, ouvert, oii l'on puise : pas une chaumière qui n'en contienne une provision de quelques kilos. Le marchand qui n'en a pas peut fermer boutique. Le pasteur qui rentre de la plaine, le voyageur qui passe, le laboureur qui a fini sa journée ou qui la coupe d'un moment de repos doivent trouver, toute prête, une infusion chaude, à l'heure où ils se présentent, sans avoir à la solliciter ni à l'attendre. Aucun prétexte ne sera admis, aucune bonne raison écoutée; personne n'est assez pauvre pour ne pouvoir s'en procurer, personne assez riche pour avoir le droit de la dédaigner. Elle est le premier lien social qui s'établisse; elle fournit à ceux qui n'ont aucun point de contact, ne se connaissent pas, un prétexte à repos en commun et à causerie; elle rapproche les distances, supprime les divisions sociales.
Le seul reproche qu'on lui fasse est de les rapprocher trop et de les supprimer trop. Ceux qui la dédaignent disent délie qu'elle n'a pas de place dans un salon, ou dans une réunion de gens du monde; on critique sa vulgarité, sa manière trop familière de se présenter.
Que ces délicats quittent pour quelques jours leur foyer, leur ville, ils auront bientôt perdu ces préventions ; avant que le coq ait chanté trois fois, sans même, ce qui est fréquent, qu'ils aient passé la nuit à la belle étoile, ils auront renié leurs théories.
Aussi, ce que cherche, partout, le voyageur qui pénètre dans les Missions, c'est l'arbre qui donne ce produit recherché.