‹ La vie et les mœurs à la Plata (volume 2)Chapitre 90 sur 152 · LA CONSTITUTION DE LA FAMILLE — LES FIANÇAILLES ET LE MARIA GE · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION DE LA FAMILLE — LES FIANÇAILLES ET LE MARIA GE

Mariage de raison et mariage d’amour. — Sans dot. — Individualisme et démocratie. — Novios et Temporadas. — Fiancés. — Fiançailles. — Mariage. — Le mariage religieux. — Cérémonies et formalités. — Lettres de part. — Mariages juifs. — Mariages nuis. — Mariage civil.

J’aborde la partie de mon sujet la plus compliquée, la plus difficilement pénétrable pour un étranger. Si je devais y entrer comme tel, je l’omettrais : je ferais ce que doit se résoudre à faire un touriste ou un voyageur de passage, je bornerais mon examen à l’étude des pierres et des matériaux extérieurs, qui ferment la vie privée ; ne pouvant entrevoir que les dehors des choses, je n’essaierais pas d’en violer le secret. Mais j'ai vécu trop longtemps de la vie intime du peuple, de la société, de la famille, dont j’essaie ici de donner la physionomie complète, pour qu’il me soit refusé de considérer ce foyer comme le mien. Je ne m’y assieds pas en hôte, plutôt en membre de la famille ; en y marquant ma place, j’ai conquis le droit de parler d’elle.

Ce me sera une tâche aisée; je peux l’entreprendre sans crainte. Je sais, d’avance, que je n’aurai pas à faire deréti-

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