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Métamorphoses des Animaux

boscidifères par M. Milne Edwards, qui les a très-bien étudiés. Ils se font remarquer au premier coup d'œil par la couleur rouge ardent de leur cavité digestive, et sont extrêmement dilatables. A la base de leur tige s’attache un jf pêcheur trèsdélié, garni d'une multitude de vrilles urticantes, de couleur

Fig. 75. Apolémie contournée. (1/3 G. N.) (A4polemia contorta, Mil. Edw.)

rouge. Ces vrilles ressemblent en petit à celle des Agalmes, et les sabres n’y manquent pas.

Entre les polypes nourriciers sont placés, deux par deux, les individus reproducteurs, qui ont la forme d’un boyau trèsallongé, très-dilatable et fermé au bout libre. Ils n’ont donc pas de bouche. M. Milne Edwards les appelait appendices à vésicules et M. Kœlliker tentacules. Les bourgeons disposés à la base des individus prolifères sont différents et il y a toujours,

selon M. Vogt, un individu mâle et un individu femelle réunis sur la même tige.

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Fig. 76. Apolémie contournée. Fig. 77. Apolémie contournée. Individu nourricier de l’Apolémie Paire d'individus reproducteurs. contournée. (Grossi 12 fois.) (Grossie 12 fois.)

Les figures 76 et 77 représentent les membres de la colonie animale qui vient d’être décrite.

FAMILLE DES DIPHYES.

On vient de voir que les Physophores, les Agalmes, les Apolêmies, ont au service de la colonie un grand nombre de vésicules natatoires et une vésicule terminale aérienne. Il n’en est plus de même dans la Praya diphyes (fig. 78).

Cette espèce est assez répandue dans la mer qui baigne les côtes de Nice, mais il est difficile de se la procurer entière. M. Vogt en a trouvé un échantillon, long de plus d’un mètre,

qui nageait à la surface de l’eau, et qui, dans l’état de contraction, n’était pas plus long que le doigt. Ce zoophyte a été

NT

Fig. 78. Praya de San Yago. (1/2 G. NN.) (Praya diphyes, Blainv.)

rencontré également au port de la Praya, à San Yago, l’une des îles du Cap-Vert.

La colonie de la Praya n’a que deux grandes cloches locomotrices, entre lesquelles le tronc commun est suspendu et peut se retirer. Ce tronc cylindrique, mince, transparent, porte, de distance en distance, des groupes nettement circonscrits et individualisés. Chacun de ces groupes se compose d'un polype nourricier ayant son fil pêcheur, d’une cloche natatoire spéciale, d'un bourgeon reproducteur mâle ou femelle, et d’un casque protecteur, enveloppant le tout.

La Galéolaire orangée dont on voit ici la magnifique image (fig. 79) empruntée au beau mémoire de M. Vogt sur les Animaux inférieurs de la Méditerranée, présente dans son organisation générale la plus grande ressemblance avec le genre Praya. Ici également on ne trouve que deux grandes cloches natatoires placées à l’extrémité du tronc commun, et servant d'appareil locomoteur à la colonie tout entière. Ce tronc porte de même des polypes, placés de distance en distance, formant des groupes isolés, et pourvus chacun de sa plaque protectrice. Mais il n’y a point de cloche natatoire spéciale pour chacun de ces groupes, et, de plus, chaque colonie est mâle ou femelle.

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