CHAPITRE XV
Du 15 décembre 1757 au 9 juin 1762'.
Sommaire : I. Maladie de Rousseau. — Son établissement à Mont- Louis. — Efforts pour introduire le théâtre à Genève. — Article Genève de V Encyclopédie. — Motifs d'intervention de Rousseau. — Analyse de la Lettre à d'Alemhert sur les spectacles. — Digressions : de la condition des femmes. — Les , amusements à Genève. — Les plaisirs publics, tels que Rousseau les conçoit. — Devise de Rousseau : Vitam impenaere vero. — De l'imitation théâtrale.
IL Manière dont la Lettre à d'Alemhert fut composée. — Sa publication. — Réponse de d'Alembert. — Autres réponses. — Appréciation du monde religieux. — Appréciation de Genève.
IlL Irritation de Voltaire. — Lettre de Rousseau à Voltaire. — Fureur croissante de Voltaire. — Effets de la Lettre à d'Alembert sur le théâtre à Genève et aux environs de Genève.
IV. Différend entre Rousseau et l'administration de l'Opéra, relativement au Devin. — Nouvelles amitiés contractées par Rousseau. — M.^^ de Verdelin. — M. et M^^ de Luxembourg. — . M°ie de Boufflers. — Le Prince de Conti. — Morgue de Rousseau.
V. Le Petit château de Montmorency, — Visites' que Rousseau reçoit à Mont-Louis. — Flatteries de M^e de Luxembourg. — Rousseau lit à M^e de Luxembourg la Nouvelle Héloise, puis i'Émile. — Copie de la Nouvelle Héloise pour M^^^ de Luxembourg. — Les Aventures de Milord Êdouard. — Comédie des Philosophes, par Palissot.
Il est à croire que M""" d'Epinay n'avait qu'un médiocre désir de renvoyer Rousseau, et lui-même ne se souciait nullement de quitter l'Ermitage : son orgueil, ses susceptibilités, ses maladresses, les circonstances avaient tout fait. Maintenant il lui fallait dire adieu aux douceurs d'une vie large et facile, aux distractions d'une société nombreuse et spiri-