‹ La vie et les œuvres de Jean Jacques RousseauChapitre 136 sur 184 · Lettre de Sarasin, l'aîné, à Rousseau, septembre 1758, et · texte numérisé non relu

Lettre de Sarasin, l'aîné, à Rousseau, septembre 1758, et

Réponse de Rousseau, 29 novembre 1758. — 4. Lettre de Rousseau à Jacob Verne L, 18 septembre 1758. — 5. Lettre à Vernes, 21 novembre 1758. — 6. Lettre à Moultou, 15 décem- ! bre 1758.

mœurs de Genève. Jean- Jacques fut particulièrement sensible à son approbation ; mais il ne voulait pas admettre que les mœurs de Genève ne fussent plus ce qu'elles avaient été jadis*. Il lui fallut pourtant à la fin se rendre à l'évidence. Quelques mois plus tard, il écrivait au même Tronchin : « Si j'ai bien voulu devant le public rendre honneur à ma patrie, je ne prévoyais que trop que ce qui était vrai ne le serait pas longtemps... Loin d'aller être témoin de la décadence de nos mœurs, que ne puis-je fuir au loin, pour ne pas l'apprendre ! J'aime mieux vivre parmi les Français que d'en aller chercher à Genève. Dans ce pays, où les beaux esprits sont si fêtés, Jean- Jacques Rousseau ne le serait guère ^ » Jean- Jacques avait ici Voltaire en vue. Quoique Voltaire ne fût pas, en effet, seul coupable des changements qui s'opéraient à Genève, il en était à coup sûr le principal artisan. Le premier rôle dans cette affaire lui appartient incontestablement. Tous les autres personnages s'effacent, en quelque sorte, pour n'en laisser que deux sur la scène. Voltaire et Rousseau.

Si l'on voulait connaître l'origine de leurs différends, il faudrait remonter jusqu'à leurs premiers rapports. On sait la réponse de Voltaire à l'envoi du Discours sur r Inégalité. La Lettre sur la Providence fut un nouveau motif de mécontentement et une nouvelle occasion pour Voltaire de railler la

1, Lettre de Tronchin à Rousseau, s. d., et Réponse de Rousseau, '2.1 novembre 1758. —

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