‹ La vie et les œuvres de Jean Jacques RousseauChapitre 140 sur 184 · Lettre à Deleyre, 10 novembre · texte numérisé non relu

Lettre à Deleyre, 10 novembre

LA VIE ET LES ŒUVRES

Et M""" de Gréqui, qui, malgré sa dévotion, lui resta toujours attachée; et une foule d'autres personnes, chez qui il allait plus ou moins souvent, ou qui venaient chez lui. On voit que sa solitude n'était pas absolument déserte ; que les distractions ne lui manquaient pas.

N'oublions pas non plus quelques hommes, qu'il avait connus à Venise et qu'il retrouva à Paris : Carrio, son ancien collègue, toujours bon et aimable ; Le Blond, qu'il se reproche d'avoir négligé ; Fonville, qu'il rechercha d'abord, mais dont il ne tarda pas à s'ennuyer.

A ses amis qu'il voyait, joignons ceux à qui il écrivait, surtout les pasteurs de Genève, et Tronchin, avec qui la Lettre sur les spectacles l'avait mis en relations assez suivies.

Enfin, arrivons à des liaisons qui vont jouer un grand rôle dans sa vie : le maréchal de Luxembourg, de Luxembourg, et par eux, la duchesse de Montmorency, M. de Malesherbes, la comtesse de Boufflers, le prince de Conti.

Avant de parler toutefois de ces grands personnages, n'oublions pas une dame de moins haut parage^ mais d'une affection plus simple et plus soutenue, M""" de Verdelin. Rousseau dut sa connaissance à M""" d'Houdetot. M""^ de Verdelin avait son parc entre l'Ermitage et Eau-Bonne ; elle prêtait sa clé à Rousseau, pour lui abréger la distance ^ Malgré ce préjugé favorable, il paraît pourtant que les commencements de la liaison furent difficiles. Leurs caractères, dit Jean-Jacques, ne se convenaient pas. Nous dirions volontiers, tant pis pour lui ; car,

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