Lettre à Rey, 19 août
— 2. Lettre à Gucrin, libraire, 21 décembre 1760. — 3. Lettres à Moultou, 29 mai et 24 juillet 1761. — 4. Id., 29 mai 1761;
à Rey, 2 septembre et 14 octobre 1761, 6 et 23 janvier, 4 et 28 février, 18 mars, 23 août 1762, 8 janvier 1763, 13 mai 1764.
ficultés à Rey pour son édition générale. « Ce qui me fâche, lui écrivit-il, c'est que je ne vois plus la possibilité de faire avec vous cette édition générale qui me tient plus au cœur que jamais et de laquelle je vais uniquement m'occuper... Mon cher Rey, je vous suis sincèrement attaché; mais je le suis plus encore à mon honneur. J'ai plus de fierté que les Hautes Puissances, et une fierté plus légitime. Je ne consentirai jamais que le recueil de mes écrits s'imprime en Hollande, qu'il ne s'y imprime avec approbation , et que l'injuste affront qui m'a été fait ne soit réparé par un privilège authentique et aussi honorable que la précédente révocation a été insultante ^ » Au reste, les désagréments que Rousseau eut alors à essuyer, il les éprouva presque toujours lorsqu'il eut affaire aux libraires; presque toutes les éditions de ses écrits subirent des retards, et en général, elles ne furent pas publiées avec sa participation ni à son profit. Celle de Rey, en deux volumes grand in-12 , parut en 1763 et fut bientôt suivie d'autres plus complètes. Rey lui-même compléta la sienne plus tard. Ajoutons que jamais Rousseau n'accorda à ses éditions générales la centième partie de l'attention qu'il donnait à ses premières éditions. Les unes étaient, pourrait-on dire, celles de ses libraires, les autres, les siennes à lui-même.
Les recommandations, les exigences de soins, les corrections d'épreuves, les additions et cartons furent pour le Contrat social ce que nous les avons vus pour V Inégalité, la Lett7^e à d'Alembert et la Nouvelle Béioïse ; mais les rapports personnels avec Rey, plus ou moins tendus jusque-là, prirent à partir de