‹ La vie et les œuvres de Jean Jacques RousseauChapitre 51 sur 184 · Lettres à Dutheil, fin de septembre et 11 octobre · texte numérisé non relu

Lettres à Dutheil, fin de septembre et 11 octobre

en effet de tout ordre ^ et qui ne fait qu'ajouter la sanction de Tautorité publique à l'oppression du faible et à l'iniquité du fort. »

Le concert d'approbation qui entoura Rousseau eut pourtant sa note discordante. de Buzenval, entichée de sa noblesse, ne put se mettre dans la tête qu'un ambassadeur pût avoir tort contre son secrétaire et ne cacha pas son sentiment à son ancien protégé. Il en fut si piqué qu'en sortant de chez elle, il lui écrivit une des plus vives lettres qu'il ait faites, et ne retourna jamais la voir. Sa lettre même est tellement mordante qu'on douterait presque qu'il ait osé l'envoyer à son adresse \

Quoiqu'il ait été reçu par le P. Castel mieux que par M™" de Buzenval, il le trouva partial et cessa de le voir. Il n'eut plus désormais de relations avec les Jésuites.

Peu de temps après ces événements , Montaigu fut destitué. Jean-Jacques se flatte que les difficultés qu'il avait eues avec lui ne furent pas étrangères à sa destitution. Il eut alors la joie tardive d'être payé de son traitement. Il en employa l'argent à s'acquitter de ses dettes, notamment de celles qu'il avait contractées à Venise, et se retrouva la bourse aussi vide qu'auparavant, mais avec un grand poids de moins sur l'esprit.

Nous avons fini de raconter les hauts faits de Rousseau dans la diplomatie. Il y fit preuve de qualités utiles; s'il avait eu un meilleur chef, il aurait pu s'y fixer, peut-être y réussir. Faut-il regretter néanmoins qu'il ait abandonné cette carrière, comme il en avait abandonné tant d'autres. Nous

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