Ouv-age cite, t. I, p
2. Histo is'h-bihliognphisches Lexicon der Tonkùnstler, etc. Leipzig, 1790-92. — 2 vol. iu 8°.
Técole primaire ou populaire. Il est certain que Sébastien avait dépassé les classes élémentaires puisqu'il connaissait le latin, ce que nous prouvent ses lettres et ses écrits. Il doit donc avoir appartenu au moins à la seconde classe (secundo) ; mais ce qu'il y apprit fut sans doute assez peu de chose, les seuls sujets d'instruction imposés aux élèves se bornant à la théologie, le latin, un peu de grec tiré du Nouveau- Testament, la rhétorique et l'arithmétique. Sur les trente heures d'études hebdomadaires des deux classes supérieures, cinq étaient consacrées à la musique, à laquelle on attachait une importance particulière. Le cantor en avait la direction. Sébastien y trouva donc un nouvel aliment pour son talent; il devint un des meilleurs choristes, et peut-être même concertiste.
Lorsqu'il eut quinze ans accomplis, n(jtre jeune homme voulut voler de ses propres ailes; il se sentait de force à se tirer d'affaire tout seul. D'ailleurs les circonstances le contraignaient à quitter Ohrdruf, car la famille de son frère s'augmentanl tous les ans, la maison devenait trop étroite, la vie difficile et l'entretien coûteux. Vu heureux hasai'd vint le seconder et lui permettre d'exécuter sa résolution. Le cantor du lyceum d'Ohrdruf, Elias Herda, fut l'artisan inconscient de ce résultat.
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Sun père, foi'gerou à Leina, près Gotha, ayant été appelé pour allaires à Lûaebourg, y apprit d'un de ses amis que Ton appréciait fort en cette ville les jeunes gens de la Thuringe, à cause de leurs aptitudes naturelles pour la musique, et que le cantor du couvent de Saint-Michel était en quête d"un adjoint auquel on accorderait un bon traitement. Le père Herda fît observer à son ami que son fils, âgé de 24 ans, remplissait les conditions voulues; l'ami en avisa le cantor qui fit mander à Lûnebourg le fils Herda, auquel on accorda sur-le-champ une place dans le Consistorium (séminaire). Bach, élève de Herda, possesseur d'une belle voix de soprano et se distinguant par son zèle et ses capacités musicales, avait conquis les bonnes grâces du jeune cantor d'Ohrdruf. Celui-ci le recommanda au supérieur du couvent de Saint-Michel qui avait précisément besoin de deux bons chanteurs. Herda écrivit à Sébastien, qui saisit avec empressement cette occasion d'abandonner Ohrdruf; il en fit part à son ami Georges Erdmann, également bien doué pour la musique et désireux d'accroître ses connaissances, qui se décida à l'accompagner à Lûnebourg. Lors des fêtes de Pâques de l'année 1700, les deux jeunes gens arrivèrent à leur nouvelle destination et furent aussitôt admis dans le chœur de l'école de Saint-Michel [Mlchaellsschule). Grâce à leur savoir, on les immatricula dans la bande des Mettcnscliûler, ou élèves participant à la musique de l'église, et qui.
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en retour, recevaient gratuitement leur instruction; ils en devinrent les premiers sopranistes, [Discantisten). Depuis lors, l'amitié de Sébastien et d'Erdmaiin ne s'altéra jamais et ne fut brisée que par la mort. Nous verrons plus tard ce môme Erdmann jouer un certain rùle dans la vie de son ami.
Lorsque Bach, entré dans la mue, eut perdu sa jolie voix, il se fit connaître comme violoniste et organiste, et l'on croit, sans que pourtant on puisse l'afTirmer, qu'il devint préfet du chœur et en eut la direction.