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permission du comte oU de lacOffllesse de Schwarzboiit-g, et de plus, Bach, aveclès principes que nous lui conliaissons, n'aurait pas fait chanter dans le temple, même privément, une prima donna qui, selon toute probabilité, n'aurait pas su interpréter dans sa simplicité le vieux chant consacré et traditionnel. Un événement qui arriva l'année suivante nous servira de fîl conducteur: je veux parler du mariage de Jean-Sébastien avec sa cousine Maria Barbara, la plus jeune fille de Jean-Michel Bach, née à Gehren, le 20 octobre 1684. Sa mère, décédée en 1704, était la iille d'un greffier d'Arnstadt ; il se peut donc que Maria soit venue quelque temps après voir ses parents d'Arnstadt, chez lesquels Sébastien fit sa connaissance. Ouoique rien ne prouve que Maria Barbara ait eu de la voix et su chanter, ce dont Bach n'a jamais dit un mot, on est cependant en droit de supposer que la fille d'un éminent artiste, descendant d'une famille de musiciens, eut quelques capacités musicales, et, si elle fut «l'i-trangère » qui chanta dans l'église neuve, nous avons là un épisode qui favorisa sans doute les fiançailles du jeune couple. Quant à la qualification «d'étrangère», il n'y a rien d'étonnant qu'on l'ait donnée à une personne venue pour la première fois à Arnstadt.
Mais avant de pouvoir se marier et fonder un établissement, il fallait que Bach fût dégagé des obligations du contrat qui le liait à l'église neuve d'Arjistadt. Il prit ses dispositions en conséquence.
Forkel {loc. cit.) di t que dans les années 1706-1707 on lui offrit, presque en même temps, plusieurs places d'organiste. Il ne se décida qu'à Pâques de 1707, après qu'il eut été se faire entendre sur l'orgue de l'église Saint-Biaise, à Mûhlhausen.