X INTRODUCTION
plus sévère et n'hésitait pas cà corriger, à supprimer et à refaire tout ce qui ne répondait pas à ses g-oùts esthétiques. — Il condamnait en quelque sorte à Touhli ses ouvrages; car, après les avoir fait exécuter, il les empilait dans une armoire d'où ils ne sortaient plus. De là l'ignorance dans laquelle furent tenues si longtemps, au détriment de l'art, ces sublimes productions.
Grâce à la Bach Geselhchaft et aux excellents travaux critiques qu'a provoqués sa helle publication, notamment celui de M. Spitta, auquel je reviendrai tout à l'heure, on peut maintenant étudier dans son ensemble l'œuvre de Bach et j'ai cru faire un acte méritoire en entreprenant cette étude. J'ai voulu donner aux dilettantes français une esquisse aussi ressemblante que possible d'une des plus admirables figures artistiques, en même temps qu'un aperçudes vastes conceptions de son génie.
Les matériaux ne m'ont pas manqué et je n'ai pas hésité à puiser à pleines mains dans les ouvrages suivants, qui forment, je crois, la totalité de ce qui a été publié sur cette personnalité exceptionnelle.
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Le premier en dale, et non le moins important, est le Nécrologe qui a paru en 1754 \ et qui a été rédigé par Ch. -Pli. -Emmanuel Bach et Jean^^Frédéric Agricola. Ce qui donne un grand poids au Nécrologe, c'est qu'il contient le catalogue authentique des œuvres de Jean-Sébastien. Tous les biographes de Bach ont mis ce travail à contribution, à commencer par Jean- Adam Hiller -, qui a été suivi par Ernest- Louis Gerber, dans &on Historisch biographisc/ies; Lexicon der TonkiXiutler^ paru à Leipzig en 1790. Viennent ensuite :
1° Ueber Johann Sébastian Bach Lehen, Kiinstnnd lùmstwerke, par le D'' ForkeP. — Cet opuscule est précieux en ce que tous les documents qu'il contient sur la vie et les travaux du maître ont été communiqués à Forkel par les fils de Bach, AVilhelm Friedemann et Ch.-Ph. -Emmanuel qu'il connut intimement. Une bonne traduction française en a été faite en 1874, par M. Félix Grenier, sous le titre
1. Dans la Musikalischer Bibliothek, de IMizler. tome IV. part. I. Leipzig, pages loS-llB.
2. Lebensljpsdireibungen herùhmter Musikge/ehrten mul Tonkûnstler npuerer Zeit, \ydv[. I. Lei^izig, 1784.
:i. Leipzig. 1802. iii-io.
XII INTRODir.TION
de : Vip, Talents et Travaux de Je an- Sebastien Bach; elle est illustrée d'intéressantes notes complémentaires.
2° Johawi Seôastian Bach in seinen Kirchencantatenund Choral(jesangen,'^aiV ÇA\. Mosevius; Berlin, 1845, in-4°.
3° Johann Sébastian Bachs T,eJ)en, Wirkoi wid Werhe, par C.-L Hilgenfeldt. Leipzig-, 1830, in-4°.
4° Johann Sébastian Bachs Lebensbild, par le D"" Schauer, Jéna, 1850, in-8''.
'^'' Johann Sébastian Bach,^a.T C.-H. Bitter ; Berlin, 18Go, 2 vol.
L'auteur qui, à sa qualité de musicographe, joint encore celle de ministre des linances de Prusse (Kœnifjlich Preussischer Staats imd Finanzminister) a publié de son livre une seconde édition (Dresde, 1880, 4 vol. in-8°), revue, corrigée et augmentée, avec des facsimilés qui en doublent la valeur. C'est un ouvrage consciencieusement traité, auquel j'ai fait quelques emprunts qui m'ont paru intéressants, mais dont la lecture est fatigante et aride par la trop grande abondance de menus détails et les répétitions fréquentes des mêmes réflexions.
INTIIODUCTION xnr
6" Erlaatei'WKjpn iiebcr J. S. Bnc/i Kunst dvi- Fufje, par M. Hauptmann. Leipzig-, chez Peters.
7° MittheihuKjeii ueber J. S. Bach Mfujnificat , par Robert Franz, Halle, 1863; et du mémo, Offener Brie f au Eduard 7/«y«,s7/c^; Leipzig-, 1871.
8" Sur le génie et les œuvres de Bach, par J.-F. Fétis, dans la Gazette musicale de Paris, 1853, n° 14, 17 et 19, et sa notice dans la Biocjraphie universelle des musiciens, t. L
9° Sketch on the life of J. S. Bacit, par Miss Kay Shuttleworth.
10" The art of the fuyue,^ai\: M.James Kiggs, dans le fascicule de 1876-77, des Proceedings of the musical association, de Londres.
Et 11" enfin, le plus considérable et le plus récent des travaux publiés sur Bach, intitulé : Johann Sébastian BacJi, par M. Philip Spilta'. Cet ouvrage, véritablement dig^ne du grand artiste auquel il est consacré, a produit une telle sensation en Allemag^ne lors de l'apparition du premier volume, en 1873, que M. Spitta, simple professeur de latin au Gijmnasium (collège)