‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 33 sur 122 · Spitta, ouvr. cité, t. I, p · texte numérisé non relu

Spitta, ouvr. cité, t. I, p

2, Dictionnaire de la langue française. Paris, 1814, t. III, p. 984.

VIE ET ŒUVRES DE J,-S. CACIl 121

firent un exercice favori pour leur savoir contrapuntal.

C'est encore à la période Weimarienne que l'on peut attribuer le petit livre d'orgue [Orgelbûchlein) qui contient quarante-cinq exercices pour les commençants et que Bach écrivit pour son fils aîné, Wilhelm-Friedemann. On y trouve onze préludes en vt majeur, ut mineur, ré majeur, ré mineur, ml majeur, wa" mineur, fa majeur, ut dièse majeur, ut dièse mineur, ini bémol mineur, et fa mineur '.

Au milieu de ces travaux arriva un événement qui devait donner une nouvelle direction à la vie de Sébastien Bach. Le duc de Weimar épousa en 1716 Éléonore-AVilhelmine, sœur de Léopold, prince régnant d'xVnhalt-Cœthen. Ce jeune prince, enthousiaste de musique, conçut une vive admiration pour Bach, et comme son maître de chapelle l'avait quitté depuis peu, il offrit cette place à Sébastien qui l'accepta d'autant plus volontiers, qu'il ne se •

1. Orgel-Biichleiu, worinue einem aufalleudeu Organisteu Anleitung gegebenwird, aiiffallerliaiul Arth eineii choral durchzufûhren, anbey auch sich iu Pedalstudio zu hahilitireii, in solchen darinne befindlichen Choralen das Pedal gantz obligat tractiret wird.

Dem hiirhstem Gott allein zu Ehren Dem Nàchslen, draus sich zu belehren.

Autore

Joanne Sebast. Bach

P. T. Capellae Magistro

S. P. R. Anhaltiui Cotheniensis.

lî-î VIE ET (JEUVUES DE J.-S. BACH

plaisait plus à "VVeimar, depuis qu'il y avait été on butte à ce qu'il regardait comme une injustice. Après la mort de Samuel Drese, il s'attendait à lui succéder comme Capellmeister, car nul plus que lui n'y avait de titres. On pensa d'abord à donner cet emploi à Telemann, mais on y renonça pour le conférer au fils de Drese. Bach se promit dès lors de saisir la première occasion qui s'offrirait à lui d(! quitter Weimar.

L'ofl're du prince Léopold arriva donc à point et Bach l'accueillit avec empressement. Son installatio;i à Cœthen doit s'être effectuée en novembre, car pour l'Avent son élève Schubart lui avait déjà succédé comme organiste du château. En s'éloignant de Weimar, Jean-Sébastien renonçait pour toujours aux fonctions d"(»i'ganiste.

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