‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 42 sur 122 · Cliry^amler. Handel, t. 111, p · texte numérisé non relu

Cliry^amler. Handel, t. 111, p

:>. Priii'ipi'.s du clavf'in. p. 8. Berlin, lloG.

indistinctement tous les cinq doigts de chaque main, sans exclure ni le pouce ni le petit doigt; il ajoute que l'homme qui s'imagine pouvoir tout faire avec trois doigts n'est pas moins ridicule que celui qui, dans la vie pratique, voudrait n'user que d'une seule main. Cependant, encore influencé par les anciennes règles du doigté, Marpurg admet que l'on peut faire passer le troisième doigt par-dessus le quatrième, et parfois le troisième par-dessus le second, ce qui est tout simplement une énormité, une hérésie.

Le perfectionnement du doigté, c'est-à-dire l'emploi de tous les doigts, était indispensable pour Bach, qui avait l'habitude de jouer sur des clavicordes et des clavecins qu'il accordait lui-même, selon le tempérament égal à douze demi-tons par octave, et dans tous les vingt-quatre tons. Déjà, sur la fia du xvii" siècle, on avait essayé d'établir un tempérament à peu près égal, par une division pro- [torlionni:"!!*^ du coinnui difonique, c'est-à-dire, par la différence des douze tous résidant en une octave formée par la somme de douze quintes. Pour y parvenir, on employa d'abord des moyens assez singuliers : en premier lieu, les octaves, les si.xtes et les tierces mineures durent être parfaitement justes ; puis on concéda quelque chose aux sixtes et aux

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(Iiiaiies majeures; entiii on dimiiuia un peu les quintes et les tierces majeures ^ En ceci encore, Bach devança son temps avec sa méthode, qui est aujourd'hui généralement suivie.

Le tempérament est une altération légère que Ton fait subir à de très petits intervalles, de manière à éviter une dissonance choquante. Nous avons maintenant deux espèces de tempérament : celui employé par les instruments à sons fixes des orchestres, qui consiste à confondre le dièse et le bémol en prenant pour leur valeur commune le milieu de l'intervalle qui les sépare, et celui employé pour le piano, l'orgue, etc., qui consiste à diviser la gamme entière ou l'intervalle d'octave en douze intervalles égaux appelés demi-tons moyens. Il existe aussi deux gammes tempérées distinctes : 1° celle dite gamme tempérée de l'orchestre, et 2" celle appelée gamme du tempérament égal, qui est celle dont nous nous occupons ici. Gomme on le voit, elle s'écarte encore plus de la gamme naturelle que la gamme tempérée de l'orchestre; car non seulement le dièse et le bémol y sont confondus, rendus par une même touche, mais même tous les tons de la gamme naturelle y sont plus ou moins altérés. Ces deux tempéraments ont été imaginés pour ne pas trop multiplier les trous des instruments à vent, les touches des clavecins ou des pianos, etc. — « Le

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