‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 48 sur 122 · Spitta. ouvrage cité, II, p · texte numérisé non relu

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jour (le huit mois dans cette capitale, contribuèrent à lui révéler tous les procédés de l'école française, qu'il perfectionna et modifia par une harmonie plus nourrie et par des modulations piquantes et neuves, llevenu en Allemagne dans le courant de 1708, il obtint aussitôt la place de maître de chapelle à Eisenach, et en 1711 on l'appela en la même qualité à Francfort-sur-le-Mein. Enfin, nommé en 17:21 directeur de la musique à Hambourg, il en remplit pendant quarante-six ans les fonctions, jusqu'à ce qu'il mourut, âgé de quatre-vingt-six ans, le 25 juin 1767. Pendant sa longue carrière, son activité artistique ne se ralentit pas un instant. Il mit au jour une quantité d'ouvrages tellement prodigieuse, qu'il n'en pouvait même indiquer tous les titres. Peu de compositeurs peuvent lui être comparés comme fécondité. Il a gravé de sa main à l'eau-forte et au burin, sur des planches de cuivre ou d'étain, une partie de ses œuvres.

Ce fut un an après son installation à Hambourg que se produisit la V3,cance du cantorat de Saint- Thomas à Leipzig. AVant conservé de cette ville un agréable souvenir, il se présenta au concours. Le conseil, désireux de s'attacher un artiste aussi éminent, lui donna sur-le-champ la préférence; mais les obligations imposées au cantor de Saint-Thomas impliquant aussi l'instruction scientifique aux élèves, Telemann refusa d'y accéder; de là des difficultés. Le conseil, après une nouvelle réunion, décida qui' l'enseignement scientifique serait donné par un autre

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professeur. Entre temps, Telemann était reparti pour Hambourg, d'où il écrivit que, après avoir bien réfléchi, il renonçait définitivement au cantorat.

Dépité de ce contretemps, auquel il ne s'attendait pas, le conseil dut porter ses vues d'un autre côté. Les candidats qui se présentèrent alors furent kauf- MANN, Georges-Frédéric, de Mersebourg ; grauener. Christophe, maître de chapelle à Darmstadt, et sciiOTT, Georges-Bal t hasar , organiste de la nouvelle église h Leipzig. Le choix tomba sur Graupner, devant lequel Kaufmann s'était retiré.

Graupner pouvait presque se regarder comme un enfant de Leipzig, car il avait acquis son savoir scientifique et musical dans la Thomasschule, où il était demeuré neuf ans. Elève de Kuhnau pour le clavecin et la composition, il comptait parmi les meilleurs musiciens de son temps'. 11 vint à Leipzig et se soumit à l'examen; tout allait se terminer, lorsque le landgrave de Hesse-Darmstadt refusa son autorisation. Les négociations ayant été tenues secrètes, Graupner put se retirer aussi honorablement que l'avait fait Telemann.

C'est alors que Bach se présenta, mais, en toul cas, pas avant le mois de novembre 172'2. Pourtant il n'est guère admissible que la vacance du cantorat de Saint-Thomas lui ait été inconnue jusque-là. Sa venue tardive à Leipzig a eu d'autres causes que

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