‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 54 sur 122 · Forkel, oiœr. cité. p · texte numérisé non relu

Forkel, oiœr. cité. p

s'était placé vis-à-vis de l'opéra. La simplicité des chants dramatiques lui semblait inapplicable à la réalisation de son idéal, et c'est dans ce sens qu'il a pu quelquefois en parler dédaigneusement. Mais, quand Hasse, alors à Dresde, mettait au jour ses mélodies suaves, et que Faustina, sa femme, les transmettait aux auditeurs avec son organe enchanteur et son prestigieux talent, Bach pouvait les trouver jolies, et il savait bien que, sans la musique d'opéra, son talent personnel n'aurait pu devenir ce qu'il était. Il n'en est pas moins vrai que s'il ne composa pas de musique dramatique, ou plutôt théâtrale, Sébastien rendit toujours justice aux maîtres qui se distinguèrent en ce genre et n'hésitait pas à reconnaître leur mérite.

Bach a composé cinq grands recueils annuels de cantates religieuses pour tous les dimanches et jours de fête*, ce qui fait un total de deux cent quatrevingt-quinze cantates. Dans ce nombre , vingt-neuf appartiennent à la période de sa vie qui précéda son installation à Leipzig ; donc, celles qu'il composa en cette ville montent à deux cent soixante-six. Ses fonctions de cantor ayant duré vingt-sept ans, il a écrit par année une moyenne de dix cantates.

Page 1