‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 59 sur 122 · Spitta, ouvr. cité, II, p · texte numérisé non relu

Spitta, ouvr. cité, II, p

2. Passiou de Notre-Seigneur Jésus-Christ d'après l'Evangéliste Lac, par J. S. Bach, maître de chapelle et directeur de musique à Leipzig, pour deux flûtes traversières, deux hautbois, tailles, bassons, deux violons, viole et cinq voix, avec orgue.

-ne, VIE ET ŒUVRES DE J.-S. H A Cil

fait supposer que ce fut une œuvre de jeunesse. Il est possible que lors du partage de la succession paternelle, Emmanuel ait reçu trois passions et Friedemann seulement deux. Ces dernières peuvent être considérées comme définitivement perdues, surtout en présence de ce que dit Rochlitz ' : « Pendant ma jeunesse, sous la direction de Doles, je n'ai jamais entendu exécuter que trois Passions et je n'ai pris part qu'à trois œuvres de ce genre. »

La Passion selon Jean • fut, très probablement, la première que Bach écrivit et lit entendre à Leipzig, le vendredi saint, 7 avril 1724. C'était la quatrième fois que, dans les églises principales de la ville, on exécutait la musique concertée de la Passion. Lorsqu'on il 21 Kuhnau commença par l'église de Saint- Thomas, le conseil décida que tous les ans, à tour de rôle, la musique de la Passion serait jouée dans les deux grandes églises. Le tour de Saint-Nicolas arrivait précisément en 1724, mais la tribune de l'orgue n'offrant pas assez de place aux chanteurs, Bach préféra donner son audition dans Saint- Thomas. Les administrateurs de Saint-Nicolas, qui ne voulaient pas être privés de cet honneur, adressèrent leurs réclamations au conseil, qui leur donna raison, et quatre jours seulement avant le vendredi saint il fallut que Bach prît ses mesures pour faire

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