Ouvrage cité, 11, p
-loi VIE ET CEUVREb^ DE J.-S. BACH
mnnal contre tout ce qui avait de l'analogie avec le culte catholique romain. Même certains chants que faisaient entendre les Thomas'tens, en parcourant les rues au xviii" siècle, étaient encore latins. En composant ces morceaux religieux, Bach ne faisait que satisfaire aux devoirs de son emploi, comme le firent avant et après lui d'autres cantors de Saint- Thomas. Son Magnificat en 7'é^ fut composé pour les vêpres de Noël, en 1723. Ses divers Sanctus^ en ut majeur, ré majeur, ré mineur et sol majeur, étaient destinés à être exécutés aux vêpres des grandes fêtes. Le Gloria même trouvait son utilisation le jour de Noël. Au contraire, les messes brèves entières ne pouvaient s'adapter au culte des principales églises de Leipzig. Il est facile de voir que les messes en sol majeur et en sol mineur ne furent pas écrites pour ces églises, et, comme la messe concertante était contraire à leur liturgie, ces diverses productions furent incontestablement destinées à une autre localité, à Dresde, par exemple, où l'on professait le culte catholique. Tout fait croire que Bach voulut ainsi se faire connaître comme compositeur, pour obtenir la distinction qu'il ambitionnait et pour se créer une protection puissante dans la situation délicate où il se trouvait envers ses supérieurs à Leipzig. Ces messes, qu'il n'est jDas besoin
1. Wahcvi Franz, Mit thcilungcn i'/ljcrJ.-S. Bach Mar/nifcat. Halle, 1863, iu-S».