‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 68 sur 122 · Voyez Ajipendlrr no "j · texte numérisé non relu

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se souciait-il pas de rester à la tête d'une société secondaire ; en tout cas, on ne voit pas qu'il ait pris part à l'institution des nouveaux concerts fondés par la bourgeoisie. Avec sa célébrité et son immense talent, il n'aurait pu en être que le chef; ne l'ayant pas été, on peut admettre qu'il n'eut point d'influence sur ses membres, ou qu'il ne voulut pas en avoir. A tout prendre, on serait tenté de croire que Bach fut ce que l'on appelle vulgairement un mauvais coucheur; on admirait son talent, on lui rendait pleine justice, mais il y a toute apparence que les artistes de la société des bourgeois ne voulurent pas être en butte à ses brusqueries, ni à ses rebuffades, et le tinrent à l'écart. Il semble que M. Spitta*, admirateur ardent de Bach, et qui se ferait un cas de conscience de formuler une opinion capable de jeter seulement une ombre sur la gloire de son héros, il semble, dis-je, que M. Spitta ne soit pas éloigné de partager la même opinion, car il a écrit cette phrase qui laisse supposer plus de choses qu'elle n'en dit : « Tout bien considéré, on acquiert la conviction que Bach fut admiré, mais beaucoup moins compris et aimé ». Ceci, qu'on veuille bien le remarquer, n'enlève rien aux qualités morales de Bach, mais l'étude de sa vie que nous avons faite jusqu'ici, nous montre qu'il ne souffrait pas la contradiction, qu'il s'entêtait dans

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