Ouvr. cité
VIE ET ŒUVRES DE J.-S. BACri 28f
parties en ml b majeur, que nous pouvons supposer avoir été une portion essentielle du recueil. Ce n'est pas une Partita proprement dite, mais plutôt une sonate. Cependant C.-F, Becker' en décrit trois autres dont il cite aussi les titres : 1" Partita al liuto composta del sig. J.-S. Bach, (en ut mineur) ; 2° Pièces pour le Lut (sic) j)ar J.-S. Bach et enfin, 3° Fuga del signore J.-S. Bach (en sol mineur) dont le sujet que voici :
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se trouve aussi dans une sonate de violon du même compositeur. Ces pièces de luth étaient manuscrites. Bach s'est plusieurs fois servi du luth dans ses compositions concertantes pour le chant, dans sa Passion de Jean, et dans son ode funèbre pour la mort du duc Léopoldd'Anhalt-Cœtlien. Dans les instruments qu'il a laissés se trouvait aussi un luth. 11 ne résulte pas nécessairement de cette circonstance qu'il ait su jouer de cet instrument, mais cela est supposable. Rappelons-nous qu'il songea longtemps à une combinaison du luth et du clavecin dont le résultat fut le clavi4uth [Lautenclavlcymbel) que, sur ses données, Hildebrand lui fabriqua en 1740, et dont il possédait deux modèles. Il se peut qu'il ait composé 1. Die Haiis musikin Deulscliland. Leipzig, 1840, p. 54.
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ces partitas pour le clavi-luth, de même qu'il nous a prouvé l'existence de la Viola pomposa par une Suite particulière pour cet instrument. Peut-être aussi ses rapports avec les membres de la chapelle royale à Dresde, parmi lesquels on comptait Weiss [Sylvius-Léopold), le premier luthiste de son temps, l'engagèrent-ils à écrire des compositions pour le luth.
C'est dans la quatrième partie du Clavieruebung, que Bach a touché à la forme des variations, et a donné un exemple de ce qu'il aurait pu faire en ce genre, s'il avait voulu s'y adonner; je parle du célèbre Air avec trente variations pour le clavecin à deux claviers, que Fétis * appelle « un prodige de facture et d'imagination ». En effet, les inépuisables ressources du génie de Bach s'y font voir. La plupart des variations sont en canons à divers intervalles; on y rencontre des recherches d'harmonie des plus compliquées et une abondance de motifs dénotant une fécondité d'invention extraordinaire. 11 a pris pour thème une sarabande en sol majeur, transcrite par sa femme dans son livre de clavecin, et qu'il avait composée pour elle dix ans plus tôt. Sur cet air il a déversé une telle richesse artistique, que ce morceau seul suffirait pour immortaliser son nom. Les conceptions les plus libres alternent avec les plus sévères; des passages homophones s'en-