Furkel, ouvr. cité, p. 4j
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ses pensées. Les yeux pétillent d'intelligence et de vie, sous d'épais sourcils séparés par une ride assez profonde, indice d'une réflexion continuelle, qui lui donne l'air un peu dur. Autour de sa bouche se joue un sourire narquois, dans lequel on peut lire l'humour de ses réflexions. Comme Hàndel, il était de complexion robuste, et d'une taille ne dépassant pas beaucoup la moyenne. Les iDortraits de Bach sont au nombre de quatre, dont deux ont été peints parHausmann, en 1747. L'école de Saint-Thomas en possède un, et l'autre appartenait à Gh.-Ph. -Emmanuel. Kittel détenait le troisième et la princesse Amélie de Prusse le quatrième, qui est actuellement dans la bibliothèque Amélienne du collège Joachimsthal, à Bei'lin. Kittel avait conservé un tel culte pour la mémoire de Bach, qu'il tenait son portrait voilé, et ne le découvrait que quand il voulait témoigner sa satisfaction à ses élèves. La plus belle récompense à leur offrir, selon lui, était de leur permettre de contempler l'image de son maître vénéré.
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Lorsque, en 17:23, Bach vint s'installer avec sa famille dans le logement affecté au cantor dans la cour de l'église Saint-Thomas, à Leipzig, il avait quatre enfants de son premier mariage. Du second naquirent encore sept fils et six filles, mais trois fils
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et trois filles seulement lui survécurent; il en perdit donc quatorze. Trois enfants ne vécurent que quelques jours ; le père vit mettre en bière les onze autres, lorsque déjà ils étaient assez âgés pour pouvoir prendre part à la vie de famille.
Les inventions fabuleuses dont j'ai donné un échantillon s'exercèrent encore sur son intérieur et sur ses enfants. Ain>i, au dire des faiseurs de contes et même de Bitter qui a cru à leurs divagations', il aurait eu un fils idiot, nommé David, « complète- » ment ignare en musique, et qui, cependant, lors- » qu'il laissait courir les doigts sur les touches du » clavecin, faisait entendre des chants si mélanco- » liques, qu'il tirait les larmes des yeux cie ceux qui » l'écoutaient-. »
On a même été jusqu'à prétendre cjuil mourut à l'âge de quinze ans. Or, ce David n'a jamais existé que dans l'imagination de celui qui l'a inventé, car Bach n'a pas eu de fils du nom de David et aucun de ses enfants n'est mort à cet âge. C'est le premiei'-né du second lit, Gottfried-Henri, qui a donné lieu à l'invention de ce mythe. Au dire de Ch.-Ph. -Emmanuel, son frère Gottfried aurait été doué d'un vrai génie ; mais ce génie ne se développa pas et s'éteignit dans sa fleur. Les actes juridiques dressés après la mort de Sébastien qualifient