‹ La vie et les œuvres de Voltaire (volume 2)Chapitre 9 sur 48 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

Ajoutes-y encore les jouissances de l'esprit, les enchanlemenls des beaux-arts, en un mot tous les plaisirs du goût : car nous ne voulons pas vivre comme des barbares. Mets-y encore la possession de la science : car l'ignorance est un état de faiblesse et de privation : elle nous dégrade de notre dignité naturelle.

o. « Quant h la connaissance de la vérité, songe bien qu'il n'y a rien de vrai en dehors des idées que je te suggère. Je suis « la vérité, la justice et la vie. »

6. « L'homme est sujet à une multitude d'erreurs, qui viennent de ce qu'il aspire à savoir ce qu'il ne peut jamais connaître. Moque-toi sans pitié de ces présomptueux et de ces sots, qui forment presque la totalité du genre humain.

7. « Les sensations, les faits qui tombent sous l'expérience, et enfin la logique déductive, sont les seuls moyens de connaître. Persifle impitoyablement quiconque croit queliiue chose qui échappe à ces méthodes d'investigation, comme les croyances religieuses, la métaphysique, et toute spéculation sur des matières intangibles, lïit-ce même sur la nature du souverain bien, que personne n'a jamais touché de ses mains.

S. « Quiconijuc a pu enseigner une certaine vertu qui serait contraire à tes plaisirs, ne peut être qu'un sot ou un fourbe, digne de toutes les risées, et dont il faut détruire la doctrine et, s'il se peut, la personne par tous les moyens.

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