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« Quételet s'est vainement efforcé d’atténuer cette juste critique
en montrant, dans son Anthropométrie, que chacun des attributs de l’homme qui a été mesuré donne une moyenne typique et succession de grandeurs de la même forme que celle que nous avons donnée pour la taille des conscrits français. Cela ne prouve en aucune façon que toutes ces moyennes se conviennent, puissent s’agencer pour constituer un être harmonique et possible. Il est même arrivé à Quételet, quand il a voulu combiner deux attributs, seulement la taille et le poids, d'arriver à des antinomies.
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« De cette discussion, je conclurai que l’homme moyen de cha-
que type humain est une entité aruüficielle, appartenant à la catégorie des moyennes indices ; et, le réaliserait-on en pâte du docteur Auzoux, ce serait, sans doute, un spécimen commode pour l’enseignement, mais ce ne serait pas un être harmonique, ni pouvant vivre.
de dinde ÈS RE
CT
« D’ailleurs il importe de remarquer que cet homme moyen n’est pas le moins du monde une entité scientifique, mais une création de l'imagination. Ce qui est de fait scientifique, c’est la moyenne et surtout la moyenne typique de chaque altribut. Si la science veut aller plus loin ; si, de cette analyse, elle veut s'élever à une synthèse, il ne lui est pas permis de quitter le terrain de l'observation; il ne s’agit pas d’accoupler une moyenne à une autre moyenne, et de déclarer typique un assemblage qui peut aussi bien être monstrueux :
Desinit in piscem mulier formosa supernè.
Il faut, par une recherche nouvelle, déterminer expérimentalement - les grandeurs qui se conviennent et trouver les moyennes de ces combinaisons, etc. C’est, je ne le cèle pas, une œuvre formidable et que je crois au-dessus de nos moyens actuels; mais c’est seulement par elle que l’on peut espérer de constituer des ensembles possibles et harmoniques. »