‹ La vie et les œuvres du Docteur L.A. BertillonChapitre 41 sur 51 · PT NU NET · texte numérisé non relu

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paraissaient plus vite sur la scène du monde ou sur le sol national, et, d’après ce que nous avons dit à l'article MoRTALITÉ, de la mort prématurée et de ses effets désastreux sur les collectivités, on peut voir combien, au seul point de vue économique, cet état ancien était inférieur à celui de notre temps. En un seul point il me paraît l'emporter, c'est en ce qui concerne les mariages plus nombreux, l’accroissement annuel de la population, non pas l'accroissement de fait (la rareté et l’imperfection des dénombrements ne permettent pas de le constater, et le peu qu’on en soupçonne témoigne de sa lenteur), mais en temps normal le croît physiologique résultant de l’excès des naïssances sur les décès, qui était près du double de ce qu’il est aujourd'hui.

« Cependant les calamités publiques plus fréquentes, et surtout la disette et la guerre, les pertes dues à une émigration plus active, semblent avoir en partie neutralisé cet avantage ; en dernière analyse, nous avons conslaté une grande lenteur dans laccroissement des Français, de sorte que, malgré les affirmations contraires, il me paraît

que, même à ce seul point de vue, il n’y a rien à regretter dans cet ancien état de choses. »

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