Deux mots illisibles
3 . Ceci est un fragment : dans le développement précédent, Bernardin devait désigner son apologie de Rousseau.
couronne, la cuirasse d'Henri 4, de simple fer, bossuée par endroit, m'inspira beaucoup plus d'attention que celle de Louis 14, encore que l'autre fut d'acier, brunie, argentée. Mais quand je vins a me rapeller qu'il avait 5 eu ces brassarts et ces gantelets dont il deffendoit son peuple, qu'il les elevoit dans les combats vers le ciel en disant « Seigneur ! o Dieu ! épargne le troupeau, et frape le berger ! », je me sentis pénétré d'une vénération mille fois plus religieuse que de la chapelle du cardinal
10 de Richelieu qui est dans le même garde meuble [f. loi]. Je ne suis point étonné qu'a Paris cette chapelle si riche soit dans le lieu principal du garde meuble, dans une bonne armoire bien grillée, et que les armes d'Henry 4 soient a la porte. Mais que dans une ville ou on a du
ï5 gout on Tait représenté avec une barbe de poil gris et un masque ridicule de cire comne une marionette, voila ce qui me surprend. Quand la nature est belle, l'art la défigure. A coup sur il en est de même de ce qui a servi a la vertu. Les Grecs et les Romains les eussent mis seules et
20 en trophée dans un temple ; a ce que je crois nos bons ayeux même en eussent fait autant. César eut la gloire de voir en Auvergne une de ses epées appendue a la voûte d'un temple, [epée] qu'il avoit perdue dans une bataille. Ses courtisans vouloient qu'il la reprene ^ : il n'en fit rien ;
2$ il se conoissoit trop bien en gloire
Ce sont donc des armes d'un vrai philosophe et respectables parce qu'elles ont servi non seulement a deffendre les autres mais... lui.
Une autre raison, est [que] quoi que nous ayons de
30 grands homes, des Fenelon, des Turenne, tout le monde