I. Ou 1776 : le dernier chiffre est discutable
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tant, un de ces grands chiens danois que la vanité des riches fait courir dans les rues au devant de leurs carosses, pour le malheur des gens de pied, le renversa si rudement sur le pavé qu'il en perdit toute connoissance ; des
$ gens charitables qui passoient le relevèrent : il avoit la levre supérieure fendue, le pouce de la main gauche tout ecorché ; il revint a lui ; on voulut lui chercher une voiture : il n'en voulut point de peur d'y être saisi du froid. Il revint chés lui à pied ; un médecin accourut : il le
10 remercia de son amitié, mais il refusa son secours ; il se contenta de laver ses blessures qui, au bout de quelques jours, se cicatrisèrent parfaitement. Cest la nature, disoit il, qui guérit : ce ne sont pas les hommes.
Dans les maladies intérieures il se mettoit a la diette, et
15 vouloit être seul, prétendant que alors le repos et la solitude etoient aussi nécessaires au corps qu'a l'ame.
Son régime en santé l'a maintenu frais, vigoureux et gay, jusqu'à la fin de sa vie. Il se levoit a cinq heures du matin en ete, se mettoit a copier de la musique jusqu'à
20 7 heures et demie, alors il dejeunoit, [f. 6] et, pendant son déjeuner, il s'occupoit à arranger sur du papier les plantes quil avoit cueillies l'après midi de la veille ; après déjeuner il se remettoit à copier de la musique. Il dinoit à midi et demi. A une heure et demie il alloit
25 prendre du caffé assés souvent au caffé des Champs Elisées ou nous nous donnions rendés vous. Ce caffé etoit un petit pavillon du jardin de M"^^ duchesse de Bourbon, qui avoit été un cabinet de bain de la Marquise de Pompadour, Ensuitte il alloit herboriser dans les cam-
30 pagnes, le chapeau sous le bras en plein soleil, même
3 pied^ des femmes, des enfants et des vieillards, le — 8 voiture : il la refusa de peur — 25 souvent à coté des — 27 pavillon de l'hôtel de M*"*
/.-/. Rousseau.
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dans la canicule. 11 prétendait que l'action du soleil lui faisoit du bien. Cependant je lui disois que tous les peuples méridionaux couvroient leurs têtes de coeffures d'autant plus élevées qu'ils aprochent plus de la ligne ; je lui citois $ les turbans des Turcs et des Perses, les longs bonnets pointus des Chinois et des Siamois, les mitres élevées des Arabes, qui cherchent tous a ménager entre leurs têtes et leurs coefFares un grand volume d'air, tandis que les peuples du nord n'ont que des toques ; j'ajoutois que la
ïo nature fait croître dans les pays chauds des arbres à large feuille qui semblent destinés a donner aux animaux et aux hommes des ombrages plus épais. Enfin je lui rapelîois l'instinct des troupeaux qui vont se mettre à l'ombre au fort de la chaleur ; mais ces raisons ne produisoient
15 aucun effet : il me citoit l'habitude et son expérience. Cependant j'attribue à ces promenades brûlantes une maladie qu'il éprouva dans l'été de 1777. C'etoit une révolution de bile, avec des vomissements et des crispations de nerfs si violentes qu'il m'avoua n'avoir jamais tant
20 souffert. Sa dernière maladie arrivée l'année suivante, dans la même saison, à la suitte des mêmes exercices, pouroit bien avoir eu la même cause. Autant il aimoit le soleil, autant il craignoit la pluye. Quand il pleuvoit il ne sortoit point : Je suis, me disait il en riant, tout au con-
25 traire du petit bon homme du baromètre suisse : quand il rentre, je sors, et quand il sort, je rentre. Il etoit de retour de la promenade un peu avant la fin du jour ; il soupoit et se couchoit à neuf heures et demies. Telle etoit l'ordre de sa vie. Ses goûts etoient aussi simples et aussi naturels
II semblent par là destinés — 13 je lui citois l'instinct — 20 souffert de sa vie. Sa
I. « A commencer par le sens qui en est le précurseur, comme il n'usoit point de tabac il avoit l'odorat fort subtil. Il ne recueilloit pas de plantes
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SI
Il mangeoit de tous les aliments à Texception des asperges parce qu'il avoit éprouvé qu'elles offensent la vessie. Il regardoit les haricots, les petits poids, les jeunes artichaux comme moins sains et moins agréables au goût
5 que ceux qui ont acquis leur maturité. Il ne mettoit pas a cet égard de différence entre les primeurs en légumes et les primeurs en fruits. Il aimoit beaucoup les fèves de marais quand elles ont leur grosseur naturelle et que toutefois elles sont encore tendres. Il m'a raconté que,
lo dans les premiers temps qu'il vint a Paris, il soupoit avec des biscuits ; il y avoit alors deux fameux pâtissiers au Palais Roj^al ches lesquels beaucoup de personnes alloient faire leur repas du soir. L'un d'eux mettoit du citron dans ses biscuits, et l'autre n'y en mettoit pas. Celui ci passoit
15 pour le meilleur. « Autrefois, me disoit il, nous buvions, ma femme et moi, un quart de bouteille de vin a notre souper ; ensuitte est venue la demi bouteille ; a présent nous buvons la bouteille toutte entière. Cela nous rechauffe. »
20 II aimoit a se rapeller les bons laitages de la Suisse, entr'autres de celui qu'on mange en quelques endroits du
4 artichauts et les primeurs en légume comme — 5 que lorsqu'ils ont — 8 ont acquis leur
qu'il ne les flairât, et je crois qu'il auroit pu faire une botanique de l'odorat s'il y avoit autant de noms propres à les caractériser qu'il y a d'odeurs dans la nature. Il m'avoit apris a en connoitre beaucoup par les seules émanations : le caryophile dont la racine a l'odeur du girofle, la croisette qui sent le miel, le muscari la prune, le leucopodium vulvare la morue salée, un espèce de géranium le gigot de mouton roti, une vesse de loup façonnée en boette en savonette divisée en cotes de melon avec un tel artifice que si on s'essaye de l'ouvrir par là elle se fend tout à coup par une suture transversale et imperceptible et vous couvre d'une poussière
Futride. Que dire de ces jeux ou la nature imite jusqu'aux ouvrages de homme comme pour s'en moquer ? » [Note de Bernardin].
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bord du lac de Genève. La crème en été y est couleur de rose, parce que les vaches y paissent quantité de fraises qui croissent dans les pâturages des montagnes. « Je ne voudrois pas, disoit il, faire tous les jours bonne chère, 5 mais je ne la hais pas. Un jour que j'etois dans le carosse de Montpellier, quelques lieues avant d'y arriver, on nous servit a l'auberge un diner excellent en gibier, en poisson et en fruits ; nous crûmes qu'il nous en couteroit beaucoup : on nous demanda 30 s. par tête. Le bon mar-
10 ché, la société qui se convenoit, la beauté du paysage et de la saison nous firent prendre le parti de laisser aller le carosse. Nous restâmes là trois jours, a nous rejouir. Je n'ai jamais fait meilleure chère. On ne jouit des biens de la vie, que dans les pays ou il n'y a point de commerce.
15 Le désir de tout convertir en or fait qu'ailleurs on se prive de tout. » Cette reflexion peut servir d'objection a ceux de nos politiques modernes qui veulent étendre sans discrétion le commerce d'un pais comme la chose la plus heureuse qu'on puisse lui procurer. A l'observation de
20 Jean Jacques sur les jouissances des peuples qui n'ont point de commerce j'en ajouterai une sur les privations de ceux qui en ont beaucoup. J'ai un peu voyagé, et j'ai vu, dans les pays ou l'on fabrique beaucoup de draps, le peuple presque nud ; dans ceux ou l'on engraisse quantité
25 de beufs et de volailles, le paysan sans beurre, sans œufs^ et sans viande, ne mangeant que du pain noir dans ceux ou croit le plus beau froment ; c'est ce que j'ai vu a la fois en Normandie dont les campagnes [sont les] plus fertiles et les plus commerçantes que je connoisse... Au
30 demeurant personne n'etoit plus sobre que Rousseau. Dans nos promenades c'etoit toujours moi qui lui faisois
13 jamais de ma vie fait 20 des pais qui — 26 viande, n'y vivre que
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la proposition de goûter. Il l'acceptoit, mais il falloit absolument qu'il payât la moitié de la dépense ; et, si je la payois a son insçu, il refusoit les semaines suivantes de venir avec moi. Vous manquei, disoit-il, a nos engage- 5 mens. La gourmandise est un goust de l'enfance, mais c'est aussi quelque fois celui des vieillards. S'il avoit eu ce vice, combien de bonnes tables a Paris auroient été a sa discrétion. Mais la bonne compagnie y est plus rare que la bonne chère, et le plaisir disparoissoit pour lui
lo dès qu'il etoit en opposition [f. 7] avec quelque vertu. J'en citerai une occasion où il fut sollicité par un besoin fort vif. Un jour d'été très chaud, nous nous promenions au pré St Gervais. Il étoit tout en sueur ; nous fumes nous asseoir dans une des charmantes solitudes de ce
15 lieu, sur l'herbe fraîche, à l'ombre des cerisiers, ayant devant nous un vaste champ de groseille dont les fruits étoient tout rouges. « J'ai grand soif, me dit il, je mangerois bien des groseilles.... ; elles sont mures, elles font envie, mais il n'y a pas moyen d'en avoir. Le maître n'est
20 pas là. » Il n'y toucha pas. Il n'y avoit aux environs ni gardes, ni maîtres, ni témoins, mais il voyoit dans le champ la statue de la justice. Ce n'etoit pas son epée qu'il respectoit, c'étoient ses balances.
Ses yeux n'etoient pas moins continents que son
2$ goust. Jamais il ne fixoit une femme, quelque jolie qu'elle fut. Son regard était assuré, et même perçant, lorsqu'il étoit ému ; mais jamais il ne l'arretoit que sur celui de
5 engagemens. Je sçais que la — 5 un vice de Tenfance — 12 par le besoin même. Un jour d'été fort chaud que nous nous — 20 pas. Cependant il n'y avoit rien à risquer : il n'y avoit personne aux environs. Q.uand même un des gardes ou le propriétaire seroit survenu, certe il etoit aisé de les satisfaire. C'etoit une bagatelle. D'ailleurs nous découvrions de loin. 11 n'y avoit personne aux environs^ ni gardes — 21 ni gardes, ny térnoins, ni maîtres — 23 épée qui lui faisoit peur, c'étoient — 24 yeux n'avoient pas moins de continence que — 27 assuré et perçant même dans les émotions ; mais
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Thomme auquel il vouloit se communiquer. Ce cas rare excepté, il ne s'ocupoit dans les rues qu'a en sortir sûrement et promptement. Je lui disois un jour sur son indifférence pour les objets devant lesquels nous passions : $ « Vous ressemblés à Xenocrates qui pensoit que de jetterles yeux dans la maison d'autrui c'etoit autant que d'y mettre les pieds ». — « Oh! cest un peu trop fort ! » repondit-il. Le spectacle des hommes, loin de lui inspirer de la curiosité, la lui auroit otée. J'ai souvent remarque sur
10 son front un nuage qui s'eclaircissoit a mesure que nous sortions de Paris et qui se reformoit a mesure que nous nous en raprochions. Mais quand il etoit une fois dans la campagne son visage devenoit gay et serein : ce Enfin, nous voila, disoit-il, hors des carosses, du pavé et
1$ des hommes. » Il aimoit sur tout la verdure des champs. c< J'ai dit à ma femme, me disoit-il : quand tu me verras bien malade et sans espérance d'en revenir, fais moi porter au milieu d'une prairie : sa vue me guérira. » Il ne voyoit pas de fort loin, et pour apercevoir les objets éloignés
2o il s'aidoit d'une lorgnette. Mais de près il distinguoit dans le calice des plus petites fleurs des parties que j'yvoiois a peine avec une forte loupe. Il aimoit l'aspect du mont Valerien, et quelquefois, au coucher du soleil, il s'arretoit à le considérer sans rien dire, non pas seulement pour y
25 observer les effets de la lumière mourante au milieu des nuages et des collines d'alentour, mais parce que cette vue lui rappelloit les beaux couchers du soleil dans les montagnes de la Suisse. Il m'en faisoit des tableaux
I celui de l'homme, l'ami, auxquels il vouloit se communiquer. Jamais la curiosité ne le faisoit errer sur ce qui se, les spectacles qu'offre l'intérieur, leur, les objets. Ce cas rare. — 5 qui disoit que — 8 fort » me dit-il. Le — 10 sur son visage un — 12 reformoit en y rentrant. Mais — 13 dans la plaine, son visage etoit gay — 19 pour observer les objets — 27 rappelloit, disoit-il, celle des beaux
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charmans : « On y trouve quelquefois, disoit il, des positions enchantées. J'y ai vu au milieu d'un cratère entouré de longues piramides de roches sèches et arides, un bassin ou croissent les plus riches végétaux, et d'où sortent
5 des bouquets d'arbres, au centre des quels est bien souvent une petite maison. Vous êtes dans les airs et vous apercevés sous vos pieds des points de vue délicieux. Je ne voudrois pas cependant demeurer sur [une] montagne, parce que les belles vues otent le plaisir de la promenade.
10 Mais je voudrois y avoir ma maison à mi cote. » II n'etoit sensible qu'aux beautés de la nature. Un jour cependant que j'allais a Sceaux pour la première fois, il me dit : « Vous le verrés avec plaisir ; je n'aime point les parcs, mais, de tous ceux que j'ai vus, c'est celui que je préfère-
15 rois. » Il n'aprouvoit pas les changements qu'on avoit faits a celui de la Muette, ou il alloit quelque fois se promener. Les ruines des parcs l'affectoient plus que celles des châteaux. Il consideroit avec interest ce mélange de plantes étrangères sauvages et domestiques , ces
20 charmilles redevenues des bois, ces grands arbres jadis taillés et qui se hâtent de reprendre leur forme, ce concours ou l'art des hommes ne lutte contre la nature que pour faire connaitre son impuissance. Il rioit de la bisarrerie de nos riches qui scellent sur les bords de leurs
25 ruisseaux factices des grenouilles et des roseaux de plomb et qui font détruire avec grand soin ceux qui y viennent naturellement ; et se moquoit de leur mauvais goust qui leur fait entasser dans de petits terrains les simulacres de s
4 et de la sortent — 7 apercevés de toutes parts des aspects délicieux — II nature. Il n'aimoit point les parcs. Un jour — 16 celui du château de la — 17 afFectoient davantage que — 19 domestiques, ces charmilles redevenus des bosquets, ces — 22 ce combat où l'art — 25 connaître sa fragilité, son
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ruines d'architectures de tous les pays et de tous les siècles. Mais quand elles y 'seroient mieux ordonnées je crois qu'elles n'en seroient pas [plus d'effet . Ce n'est pas parce que les monumens de l'antiquité inspirent de la $ mélancolie que nous en aimons la vue. O grands , voulès vous que vos parcs offrent un jour a la postérité des ruines vénérables comme celles des Grecs et des Romains ? Faites régner comme eux d'avance la vertu dans vos palais et le bonheur dans vos villes...
lo (c Les athées, disoit Rousseau, n'aiment point la campagne. Ils aiment bien celle des environs de Paris ^, ou l'on a tous les plaisirs de la ville, les bonnes tables, les brochures, les jolies femmes ; mais, si vous les otés de la, ils y meurent d'ennui. Ils n'y voyent rien. Il n'y a pas
15 cependant sur la terre de peuple que le simple aspect de la nature n'ait pénétré du sentiment de la divinité. Si un homme de génie comme Platon arrivoit chez des sauvages, avec les découvertes modernes de la phisique, et qu'il leur dit, « Vous adorés un être intelligent, mais
20 vous ne connoissés presque rien de la beauté de ses ouvrages », et qu'il leur fit voir touttes les merveilles du microscope et du télescope, ah ! quel seroit leur ravissement ! Ils tomberoient a ses pieds, ils l'adoreroient lui même comme un dieu. Comment se peut il qu'il y ait des
25 athées dans un siècle aussi éclaire que le notre ? C'est que les yeux se ferment, que le cœur se resserre. » On peut juger par ce que sentoit Rousseau qu'il ne voyoit
3 plus respectables. Ce — $0 princes, voulés — 6 que un jour vos. 8 eux des a présent la — 10 la simplicité de la campagne — 17 un homme 'comme — 27 juger par la manière de sentir de Rousseau
I. En marge, de l'écriture de Bernardin: « Ceci a transposer a l'article de son cœur. »
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rien dans la nature avec indifférence ; cependant tout ne l'interessoit pas également. Il preferoit les ruisseaux aux rivières. Il n'aimoit pas la vue de la mer qui inspire, disoit il, trop de mélancolie. De touttes les saisons il n'ai- 5 moit que le printems ...« Quand, disoit il, [f. 8] quand les jours commencent a decroitre, l'été est fini pour moi. Mon imagination me représente l'hyver. — Vous avés fait, lui dis je, votre année bien courte ; les beaux paysages de la Suisse vous ont gâté ; si vous aviés vu les
lo longs hyvers de la Russie, vous trouveriés les 'nôtres supportables. La nature est une belle femme qui m'intéresse toujours, gaye, triste, mélancolique — Novembre et décembre ne plaisent qu'a la raison ^ ». Au reste il n'y avoit personne qui en tirât plus de jouissance, et il n'y
15 avoit pas une plante ou il ne trouvât de la grâce et de la beauté.
Il avoit l'ouie fin et juste, ainsi que la voix. Il disoit que la musique lui étoit aussi nécessaire que le pain. Mais quand il vouloit chanter en s'acompagnant de son
20 epinette pour me repeter quelques airs de sa composition, il se plaignoit de sa mauvaise voix cassée. Nous nous arrêtions quelquefois avec délices pour entendre le rossignol. « Nos musiciens, mefaisoitil observer, ont tous imité ses hauts et ses bas, ses roulades et les caprices ;
25 mais ce qui le caractérise, ses piou piou prolongés, ses sanglots, ses [s]ons gémissants qui vont a l'âme et qui traversent tout son chant, c'est ce qu'aucun d'eux n'a su exprimer. » Il n'y avoit point d'oiseau dont la musique
2 indifférence; cependant il n'en aimoit pas tout également. Il — 11 qui ne me plait pas toujours — 24 caprices de son chant ; mais — 28 n'a imité. C'est cependant ce qui le caractérise. » Il