‹ La vie et les ouvrages de Jean-Jacques Rousseau;Chapitre 48 sur 58 · Un mot illisible · texte numérisé non relu

Un mot illisible

3. Deux mots illisibles; on croit lire: « Tant de peuples ayant disparu. »

SES OUVRAGES

de haine universelle et de durée, d'attachement a sa loi, est une merveille en politique, et une preuve de l'Ancien Testament aussi répandue que le déluge.

Il est vrai que R. trouve une belle preuve ; c'est que 5 l'Evangile parle au cœur ; on peut ajouter qu'il parle a toutes les situations, a tous les états [f. 163].

Jugement sur Emile.

Touttes ses reflexions sur le danger des collèges, sur l'émulation, les vaines jalousies, sur les fausses, dange-

10 reuses, et vaines lumières qu'a cet âge on nous met dans l'esprit, sur le vice qu'on nous plante dans le cœur, sur tout cela... ses observations sont de la plus grande vérité. Mais voyés la vérité de ce que nous avons dit sur le génie qui l'égaré : car, remontant toujours aux sources,

1$ et considérant d'une part l'universalité de l'Etre Suprême et de l'autre les idées bornées de l'enfant, il ne croit pas qu'avant 14 [ans] cette idée puisse entrer dans sa tete ; mais, s'il s'étend dans toute la nature, il y descend aussi ; si dans l'ensemble des mondes, aussi dans la conposition

20 d'un fruit, d'une fleur ; si dans le bonheur céleste aussi dans les plaisirs des sens. Joignés a cela qu'étant protestant, et sa religion excluant les images dont les enfans sont si ravis, et si propres a les faire naître les enfans sont très capables d'idées religieuses : les jeunes martirs, les jeunes

-25 Lacedemoniens qui enduroient d'être déchirés sur l'autel de Diane ; ne se rapelle-t-on pas les enfans qui se croisèrent ? Pourquoi ne pas faire naitre avec la vie une idée qui la soutient, lui qui attribue avec tant de raison un si grand pouvoir à l'habitude ?

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