RÉORGANISATION DE L'ÉCOLE DE LAUINGEN, ETB
prédomine la classe moyenue , et où l'on se contente en tdfirtes cbeses d'une honnête médiocrité ^ Mais il est douteux 4(a'en 4566 le ma^strat eût obtenu pour l'école des privilèges plus étendus ; la modération était commandée par la politique ; d'ailleurs elle n'excluait pas la persévéraaee; il importait avant tout d'obtenir la faculté de philosophie, les autres, on était décidé à les réclamer et sûr de les obtenir dans la. suite.
Le sénat envoya à ses députés , à la diète d'Augsbourg , une requête, destinée à être remise à l'empereur, et invoquant en faveur de l'établissement d'une académie les ser^ vues déjà rendus par le Gymnase et parla Haute-École, la fi?équenoe des élèves , la science et la réputation des professeurs ^.Stunm recommanda l'objet de cette demande à Ulric Zasius, vice-chancelier impérial % pour un ouvrage duquel il avait écrit un jour une préface adressée à Maximilien, alors roi deBohéme . Pour assurer le succès de leur démarche, les députée de Str^bourg firent à Zasius un cadeau consistatnt<en meubles; au docteur Weber, conseiller impérial, ils remirent un certain nombre de livres nouveaux. Le 1er juiii l'empereur- accorda le privilège de créer des bacheliers et des maîtres es arts ; la chancellerie exigea une taxe de 4000 florins d'or et un cadeau de 150; Gremp ayant marchandé^, on finit par se contenter de 500 florins de taxe et de 10 de gratification. Les scolarques , auxquels on avait dit quHl y aurait tout au plus pour 30 écus de frais , apprirent
• *,..Btiam in hoc génère ingenium nostrœ civitatis sequimur^ cujus ^fJioçv>iâ$$in mèdiocritate positum, idquod ex vestitu et victUyin vità et â$rmonibù8 ^'tntim, per hoscedies triginta animadvertisti.., Magistrùs phUosopkiçê producere in pubUcum est satis , ne plus aapere quàm eœterœ academiœvideamur.,, Magistratus nos modestie svperat, contentus philosophiœ artibus,y> Au théologien prussien Georges Célestinus, 30 oct. 1578,
2 Les scolarques au docteur Gremp, 11 mai 1566.
^ il mai 1566.
as CHAPITRE XI!.
avec une surprise peu agréable qu'il fallait payer plus de 500 florins d'or. Ils en firent quelques reproches à StUrm et à Marbach ; ceux-ci , non moins surpris de l'énormité de la somme , insistèrent néanmoins sur la convenance de se soumettre , afin de ne pas compromettre par un refus Thoaneur de Strasbourg et l'avenir de l'académie ; les scolarqoies avancèrent alors les fonds nécessaires, sauf à. se récupérer sur les droits qu'auraient à payer les futurs bacheliers et maîtres es arts.
L'inauguration de l'académie donna lieu à des difficultés qu'il fallut aplanir, avant même que de s'occuper du programme de l'enseignement. Il s'agissait de savoir si les aiir ciens professeurs, qui n'avaient pas de grades , devaient ae soumettre encore à un examen. Ils protestèrent contre cette prétention. Sturm , interprétant le privilège impérial dans le sens le plus large, démontra que , l'école étant élevée au rang d'une académie , les professeurs étaient par ce fait même élevés aux grades nécessaires, que, par conséquent, il ne serait pas digne de leur faire subir des examens^ Cette opinion prévalut, mais on trouva encore d'autres motife pour se plaindre. Le professeur d'éthique Ernest R^ii^ devait être nommé doyen , et ses collègues non gradués de* vaienl être promus par lui lors de l'ouverture solennelle (te l'école. Ils refusèrent de se prêter à cet arrangement, par la raison que Régius n'était encore que licencié ;. ils ne voulaient être proclamés que par Sturm ^ leur ancien maître , et sans cérémonie publique. Après beaucoup de pourparlers, les scoiarques appelèrent aux fonctions de doyen Michel Beuther, professeur d'histoire et de droit, qui était docteur; ses collègues consentirent alors à se faire donner le grade lors de l'inauguration. Celle-ci eut lieu le ier mai 1567; après des harangues prononcées par le secrétaire du petit conseil et par le nouveau chancelier de l'académie, le Stettmeister Henri do Mûlnheira, Sturm, à