FONDATION DU GYMNASE DE STRASBOURG
Bédrot et Berlin, chargés de l'assister et d'inspecter avec lui le Gymnase et les autres écoles. De concert avec eux., Slurm compléta l'organisation du Gymnase par un règlement disciplinaire , obligeant les élèves à parler toujours la langue latine entre eux , à se vêtir décemment , à éviter les rixes et les lieux publics ; les châtiments corporels , les coups de verge, figurent au premier rang parmi les moyens de discipline *.
Pour le Gymnase on nomma maîtres plusieurs des savaûts qui jusque-là avaient dirigé les écoles latines , Jean SebMrebel, Pierre Dasypode, Jean Sapidus. Faute d'un nombre suffisant d'hommes capables, on ne put pourvoir d'abord que provisoirement à plusieurs classes , mais on ~ae tarda pas à compléter le personnel par des maîtres distingués. Les cours supérieurs continuèrent d'être donnés par les professeurs qui jusque-là s'en étaient occupés ; an Y ajouta un cours de droit, consistant dans l'explication iàes InstikUes y dont on chargea le docteur Wendelin Bittelbom , d'Offenbourg.
■*'^ En même temps on réorganisa les écoles latines élémentaires; réduites à trois, à Saint -Pierre -le -Vieux, à ^^ Saint-Pierre-le-Jeune et au couvent des Carmes , et corres- '"pondant anx deux classes inférieures du Gymnase, elles •ftipent. destinées aux enfants des quartiers plus éloignés. Les écoles allemandes de garçons et de filles furent également améliorées. Dans tout cet ensemble d'établissements pédagogiques et littéraires on fit entrer les collèges fondés pour les élèves pauvres. Les jeunes gens sans fortune avaient eu l'habitude de chanter devant les maisons, pour obtenir quelques aumônes; c'est ainsi que Luther avait gagné sa vie ; à Strasbourg avait régné le même usage. La Réformation le fit abolir ; déjà avant l'arrivée de Sturm ,
1 Règlements de 1538 et de 1539 ; ms.
!4) ;- CHAPITRE. I¥.w,'/ M^ »<q.
ikis^^airiHHiUerfi avaient fondé des houx^^i'.ei.hienièi^tà^ rÉgliea, protestante, -a¥ec le concours ^dugoirir^rneiïMïfc, établit des pensionnats pour y recevoir les ^évea pi$ismreèl Quand Sturm recommanda aux scolarques d'éleadro.^^ bienfait de Tinstruction à la jeunesse indigente, il eut donc peu de peine à faire agréer ses idées libérales *. Par ces mesures, Strasbourg se trouva pourvu d'un système d'écoles comme peu de villes du seizième siècle en offrent un exemple. Les créateurs de ces belles institutions, lactluèë et Jean Sturm , Capiton , Hèdîon ,• Btfcè^'J'^lfiïfeât désiré les couronner par rétablissement -d'utie académie complète, réunissant toutes. les facultés; le Stettmeister surtout parlait fréquemment de la gloire qu'il y aurait pour Strasbourg de posséder un grand foyer de sciewe-^ ,sji^ée au^ confins de l'Allemagne et de la France, et à distaiwie à peu près égale des principaux Etats protestants, notjçe^yf^le lui paraissait le mieux placée pour devenir le siège. ^'pnç institution de ce genre ; selon lui, tous les pays protestante de l'Allemagne auraient dû s'unir pour créer efpoajr.e,9r tretenir à frais communs cette académie, à laquelle on^m devait pas appeler seulement des professeurs protests^j^,, mais aussi ces illustres savants catholiques du seizième siècle, qui, éclairés par une science réelle, étaient animes d'un esprit de tolérance et de conciliation devenu de. plup en plus rare dans la suite*. Ce projet ne put pas être ré^-
' Dès 1523 les élèves pauvres furent compris dans la distribution des sô*cours, organisés par le magistrat. En 1539, on commença à en loger quelqûesi uns au couvent de Saint-Guillaume, converti définitivement, en 1544, en eaUegium pauperum. -^ V. aussi Police mr les fondations du Sémite pmt, Strarf>. i$64, iQr4o. p. 81.
- < Das ein volkommene Àfiademia mit gemeinen Koslen aller prolastir renden angerichtet werden mUchle , in welche aus allen nationen, ja auch (f^sden BUpstischen , gelerle hoch verstendige und furtreffliche menner die aile vUlcker mit Iher und geschickligkeit Ubertreffen^ deren an»