‹ La vie et les travaux de Jean SturmChapitre 9 sur 26 · CORRESPONDANCE ATEC LA COMMISSION , ETC. 'M · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE ATEC LA COMMISSION , ETC. 'M

lise aiôirs; ail milien dés troubles" qui divisaient TAlléjtiBgne ni eût été difficile , sinon impossible , d'obteiiir de Keiiïpeireur le privilège indispensable pour la création d'une pareille académie.

iÇorrespondoince avec la commission de cardinaux instituée . par Paul III pour réformer V Église,

' ' T^éndant ses travaux pour organiser l'instruction publique 'à;Stfàsbourg, Sturm avait eu constamment à lirtter avec la îtiàïâdîe. Croyant sa fin prochaine, il s'estimait heureux au moins d'avoir pu créer un établissement qui lui survivrait ; Vespoii* que la sollicitude des pasteurs et des magistrats de Sïrasï)ourg ne laisserait pas périr le Gymnase , le soutenai t dàris ses souffrances et le rassurait sur l'avenir*. Des désâgT^mehls , causés par la légèreté et la paresse de ses frères , q[uf voulaient profiter de sa position pour se dispenser de 't?availièr, vinrent se joindre aux attaques de la fièvre*. Cependant il sut surmonter ces ennuis et trouva même assez de ibrce pour se consacrer, au milieu de ses travaux pédagogiques, à la poursuite d'un but dont la réalisation a été Je dégir de toute sa vie. Sincèrement attaché à la Réforme, Sturm recherchait néanmoins la réconciliation des %lises.

Hkèntind QntoHlelt niemandt kondte oder môchte verachten , ufid dereh ein jeder in seiner kunst und profession tyolkommen , tusammenberue/fl itUrdeh.n Rapport de Sturm aux scolarques , avril 1367.

' J?pw/. c/aw., p. 24. »

' î* Stûrm à son père, 1" févr. 1538; 10 juin 1539; % déc. 1540 ; BiW. dé Berne.

n né comprenait pas que l'union dût être impossible à ife» hommes savants et pieux, amis de la vérité autant qiie^ la paix ; c'est une conviction , nous dirons plutôt une illùision , qu'il partageait avec d'autres esprits supérieurs de son temps. Il ne négligea aucune occasion pour travaillet au rétablissement de la concorde religieuse; ses efforts furent rarement couronnés de succès ; il voulait réaliser un idéal pour lequel ses contemporains n'étaient pas mûrs; ses échecs ne nous étonneront pas ; aujourd'hui , après trois siècles de progrès , il n'aurait pas réussi mieux.

En 4537, le pape Paul III institua une commission pour aviser aux moyens de corriger les abus de l'Église. Il la composa de prélats distingués, animés de sentiments évangéliques * ; on pouvait espérer qu'ils se montreraient fato^ râbles à une réforme et disposés à la paix. Dans un mémoire, publié Tannée suivante , ils annoncèrent l'intention d-indîquer au pape les maux auxquels il fallait remédier et Ifes moyens de les faire disparaître. Ils proposèrent défaire observer strictement les statuts de l'Église, de défendre* le trafic des bénéfices , de rétablir la régularité dans Tadministration temporelle et dans la collation des fonclions^^ et des dignités, de ne nommer aux emplois vacants que éès hommes capables , pieux et savants , de réformer la discipline relâchée des ordres monastiques ; de plus , pour prévenir les schismes, ils demandèrent que le pape défendît toute discussion sur le dogme, et qu'il interdît par conséquent l'enseignement de la philosophie et l'explication dans les écoles d'ouvrages tels que les Dialogues d'Érasme.

C'est là tout ce que d'illustres cardinaux , tels que Caraffa, Sadolet, Contarini, Pôle, Frégoso, trouvèrent de plus eflS-

1 Les cardinaux Gaspard Contarini, Jacques Sadolet, Jean-Pierre Caraffa, Réginald Pôle , les archevêques Frégoso de Salerne , Jérôme de Briridisi, Vévèque Jean Matthieu de Vérone, l'abbé Grégoire de S. Georges de Venise, le frère Thomas, maître du sacré palais.

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