AFFAIRE DES JÉSUITES
Rien n'effacera Jamais de mon c<Mr la mémoire du Père Porée. Jamais bomme ne rendit Tétude et la verto plus aimables. Voltaiei.
État de Topinion en ce qui concerne les Jésuites. — Question de renseignement. — Cauchy prend la défense des Jésuites et écrit en leur laveur. — « Considérations sur les ordres religieux, x» — « Appel aux deux Chambres. » — Analyse de ces deux Mémoires.
La droiture du cœur, rindépendance de l'esprit et le culte de ramilié ont toujours brillé parmi les traits principaux du caractère de Cauchy. Nous en avons^ déjà cité des preuves nombreuses, et il nous faut maintenant paN 1er d'une nouvelle circonstance où ces nobles qualités se manifestèrent avec éclat : sa conduite dans l'affaire des Jésuites lui fait trop d'honneur pour n'en pas parler avec quelques détails, en reprenant les choses de plus haut.
On n'a pas oublié les attaques dont les Membres de la célèbre Compagnie furent l'objet pendant les dernières années du règne de Louis-Philippe. Des tracasseries isolées, des récriminations ardentes avaient donné le signait puis, quand l'orage éclata, ce fut une ligue générale. On vit paraître coup sur coup des pamphlets provocateurs, des romans perfides, dont le succès fut prodigieux. La lutte continua ensuite dans les chaires de l'enseigne-