SES TRAVAUX SCIENTIFIQUES. I
quelles doivent satisfaire les constructions pour offrir toutes les garanties désirables de solidité et de durée.
La théorie de l'élasticité des corps solides est devenue de nos jours l'objet des travaux de plusieurs savants émiments, parmi lesquels on doit surtout citer M. Navier, comme ayant donné, le premier, les Équations aux différences partielles y dont dépendent les phénomènes élastiques, et M. Lamé, qui a fait de cette théorie le sujet de plusieurs de ses beaux Mémoires. De son côté, Cauchy avait été conduit de bonne heure à s'en occuper, à la suite de ses recherches sur les actions moléculaires, et c'est à lui qu'on doit d'avoir posé les véritables principes de cette étude. Avant lui, on avait bien résolu quelques problèmes particuliers, on possédait certaines règles empiriques, utiles dans la pratique, mais il restait à trouver une méthode générale pour aborder et coordonner toutes
les questions de ce genre, et c'est encore dans ses ouvrages que se trouvent les premiers éléments de la solution.
Nous ne pousserons pas plus loin cet aperçu sommaire des principales découvertes de Cauchy. Il est sans doute fort incomplet et n'en donne qu'une idée très-imparfaite; mais, à moins d'entrer dans des détails techniques, il ne serait pas possible d'en présenter un tableau suffisamment exact. Disons seulement, en terminant, que ces découvertes qui font l'admiration des savants ont été, du vivant même de leur auteur, l'occasion des honneurs les plus légitimes. On en jugera par la liste des principaux litres académiques de l'illustre géomètre. Le rappel de ces titres n'était pas assurément indispensable à sa gloire, mais ils montreront combien son génie était universellement apprécié, et avec quel empressement il avait été accueilli au sein des grandes sociétés savantes de tout le monde civilisé.
l54 l'A VIE D^AliGUSTllf CAUCHT.
Outre sa qualité de Membre de rAcadémie des Sciences de France» Cauchy faisait encore partie des Sociétés étrangëres dont les noms suivent :
Société Royale de Londres.
Académie des Sciences de Berlin.
Académie des Sciences de Boston.
Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg.
Société Royale d'Edimbourg.
Université Impériale de Prague.
Académie des Sciences de Stockholm.
Société Royale des Sciences de Copenhague.
Société Royale des Sciences de Gœttingue.
Académie Royale des Sciences de Bohême.
Société Philosophique de Philadelphie.
Académie Pontificale du nouveau Lynx.
Institut Impérial et Royal Lombard-Vénitien.
Académie des Sciences de Modëne.
Société italienne des Sciences de Modëne.
Académie Royale des Sciences de Naples.
Académie des Sciences de Palerme.
SES TRAVAUX LITTERAIRES. l55