UNE ÉGLISE CATHOLIQUE
Ici. descend pour nous le maître du tonnerre, Holocauste d'amour, offert sur son autel ; Il ouvre ici le ciel aux enfants de la terre, Ici, prêtre et victime, habite TÉ ternel.
Quel temple I Quel autel! Cette gloire infinie, Que ne peut contenir l'immensité des cieux, Sous le disque adoré d'une muette hostie S'enferme, s'enveloppe et se voile à nos yeux.
(i) Traduction libre de l'hymne de la Dédicace :
« Eccc sodés hic Tonantis, etc. ••
l'jitstitut catholique. ai 3
Ici dans un cœur pur comme il aime à descendre, Ce Dieu dont la substance à l'homme vient s unir ! Ici, brûlant pour nous de Tamour le plus tendre. Il recherche des fils qu'il se plait à bénir.
Vous dont Tiniquité déshonore la vie, Fuyez; le bras de Dieu terrasse un fol orgueil. Il vous flagellerait si votre audace impie De la porte du temple allait franchir le seuil.
Gloire, gloire éternelle à la Trinité sainte ! Au Père, au divin Fils! Gloire à TEsprit de paix Qui, bannissant des coeurs la tristesse et la crainte, Dans ce temple vivant veut régner à jamais ! »
Ajoutons, en terminant, que les réunions deTInstitut catholique n'ont pas cessé d'exercer sur la jeunesse la plus heureuse influence. La meilleure preuve de Futilité pratique de cette institution, c'est son extension et sa durée prolongée au milieu de circonstances difficiles. En 1848, les événem.ents politiques, qui avaient porté partout le trouble, faillirent en compromettre Texistence; il y eut alors une interruption regrettable, mais momentanée. Des hommes habiles et dévoués ne tardèrent pas à relever une œuvre si utile, et se firent un honneur de continuer les excellentes traditions de leurs devanciers.
âl4 LA VIE 0*AUGUSTIir CAUCHT.