‹ La Vie et les Œuvres de Charles Sorel Sieur de SovignyChapitre 173 sur 176 · CORRECTIONS ET ADDITIONS · texte numérisé non relu

CORRECTIONS ET ADDITIONS

1: Le conte des chiens (Francion, livre X, p. 408), cité au chapitre IV, p. 71, note 4, se retrouve avec quelques changements dans les Mémoires du comédien Fleury, chap. 30. :

2* L’allusion au squelette qui figure dans le banquet du Francion, et.

ue nous avons citée chapitre IV, p. 78, doit être prise dans 1e Traité des mœurs des Egyptiens, ou dans le Banquet des sept sages, de Plutarque. Sorel cite souvent les Œuvres morales de Plutarque, mais il n’est pas certain qu’il ait lu Pétrone.

3* Le voyage de Balzac en Hollande (chapitre IV. p. 85, note 3), doit être de 1613 ou de 1614,et non de 1617. Les Haranqgues panégriques sont donc seulement son second ouvrage ; mais elles complètent sa biographie sur plusieurs points, et seront réimprimées prochainement.

4° Chap. V, p.118, note 3, Réponse du Berger à la Bergère. West possible

ue cettecxpression vienne, non pas des Lettres de Mauolas, maïs du jeu

"Echecs, où un coup s'appelle le coup du Berger. Nous n'avons pu vérilier cetteexpression dansles traités d'Echecs du XVIT-siècle; mais ilestcertain que les précieuses ont fait plusieurs innovations dans les jeux de cartes ou dans les jeux de tables en général. Un traité de Trictrac de 1656, Paris, Estienne Loyson, in-12, souvent réimprimé, recommande au joueur « de:manier avec précaution les dames de bois pour s’habituer à la douceur envers les véritables ; » il conseille encore «de laisser aux dames les tables ou les dames noires, pour leur permettre de montrer la blancheur de leurs mains, » etc.

5° La scène de Caritidès. dans les Fâcheux, est tirée, comme on l’a vu (chapitre V, p. 153 à 155), du Rôle des Présentations de Sorel. La marquise ridicule, requérant dans le même Rôle la suppression des mots ambigus, a évidemment inspiré les plaisanteries semblables de la Critique de l'École des Femmes, de la comtesse d'Escarbagnas et des Femmes savantes, sur «1e retranchement des syllabes sales. »

6* Dans le chapitre IX, p.251 à 252, nous avons cité plusieurs exemples de proverbes jadis élégants, et plus tard « trainés dans les ruisseaux des Halles », comme dit Molière, qui empruute encore cette expression aux Lois de la galanterie, art. XVI. Voici un dernier exemple de ce changement: C’est un valet et une servante qui rompent la paille dans le Dépit amoureux, acte IV, scène IV; dans l’Astrée, ce sont des amants de haute condition.— Astrée, 2° partie, livre [, Histoire de Thamyre, Calydon et Célidée : « À ces mots elle tire de son col une chaîne de paille que je lui avais donnée, elle me la présente, et moi Sans y penser, je la tiens d’une main. Alors la tirant avec violence : «Soit ainsi notre amour, dit-elle, comme cette chaîne qui en était le symbole, et que j'eus de toi. » Elle fuit à l'instant, et .me laisse interdit. »

7° Comparer au « Conseiller des grâces » des Précieuses ridicules, ce vers de La Fontaine :

Les conseillers muets dont se servent nos dames.

8° Voici encore un exemple de la manière dont les précieux copient les expressions saillantes des anciens. (Voir chap. X, p. 379, note 3). Un personnage du Panégyrique de l'Ecole des Femmes, critique tous les plasiats de Molière, et conclut ainsi: « On re peut pas dire que Molière soit une source vive, mais seulement un bassin qui reçoit ses eaux d’ailleurs, pour ne point le traiter plus mal. » C'est exactement, prise à rebours, la phrase de Quintilen sur Cicéron: «Non enim pluvias, ut ait Pindarus, aquas colligit, sed vivo gurgite exundat. » Institution oratoire, livre X, chap. I.

9: Chap. XIT, p.393, note L.Dansson Etude sur Guy Palin, savie,sonæuvre, Paris, Picard, 1889,in-4",p. 124, M. le D’ Larrieuareproduit le Procès-verbul de saisie des livres de contrebande sur les sieurs Guy et Charles Patin. — cette saisie, opérée à la requête de Denys Thierrv et de F. Léonard, montre que Charles Patin causait un réel préiudice aux libraires de Paris, en faisant le commeree des éditions de Hollande, mais elle n’explique pas la sévérité de la condamnation.

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