Monit., 1794, n
DE L*ÂBBÉ GRÉGOIRE. 23
comités de surveillance exécutent des incursioiis, des erpéditions révolutionnaires, pour jeter l'épouvante dans rame des fanatiseurs et verser le baume dans Vâme des fanatisés..., aussi « les cultes étaient si peu libres, que toutes les églises furent fermées en quinze jours, sans que Robespierre en fît ouvrir une seule ; en 1794, il n'y avait pas, en France, cinquante paroisses où Ton dît publiquement la messe * ».
i9 frimaire, — Grégoire plaide la cause de Lanjuinais qui, caché à Rennes, a échappé à la mort.
20 frimaire. — Il appuie la proposition de Glauzel, qui accuse les architectes, « partout on abîme et on brise ».
2i frimaire. — Il se plaint que Ton change, sans motif, le nom des sections, des communes; il y a une déplorable confusion dans les titres de propriété et dans les monuments historiques.
24 frimaire. — Au nom du comité d'instruction, il rend le compte mensuel des dévastations: « AStrasbourg, au xvni" siècle, on a surpassé les Alains et les Sarrazins, l'immense et magnifique basilique est méconnaissable ; des statues par milliers sont tombées sous le fer destructeur... Il en a coûté une somme considérable pour payer les attentats de ceux qui ont dégradé ce monument, dont la bâtisse a duré 270 ans et que l'antiquité eût désigné comme la huitième merveille du monde... On a emprisonné des professeurs, on a mis les scellés sur la bibliothèque, une des plus belles et des plus fréquentées ; à côté, on a logé des porcs, il y en avait cinquante-deux, il en est résulté une infection... Il v a encore, dans In