‹ La vie et les œuvres de l'abbé GrégoireChapitre 36 sur 52 · Mém,, t. I, 355, 20 fruct · texte numérisé non relu

Mém,, t. I, 355, 20 fruct

DE l'abbé GRÉGOIRE. 37

genou. ï) On se récrie, c'est un habit de Jacobin... Chénier fait l'éloge de la forme proposée par Grégoire ; c'est la plus belle et la plus commode; elle est adoptée.

16 vendémiaire an IV. — Grégoire demande que les comités examinent la question de savoir s'il est convenable que le Corps législatif s'assemble à Paris. Le renvoi est décrété.

'7796. 20 octobre (4 brumaire). — La Convention se sépare ; il faut lire les jugements sévères que Grégoire consigne dans ses Mémoires (t. I, p. 423 à 428) : « Divisée en factions qui, tour à tour, s'envoyaient à l'échafaud..., elle contenait deux ou trois cents individus qu'il fallait bien n'appeler que scélérats, puisque la langue n'offre pas d'épithètes plus énergiques... Les impiétés, les injustices , les assassinats dérisoirement juridiques commis sous son règne, sont la source de tous nos maux... La majorité se composait d'hommes féroces, surtout d'hommes lâches...; elle renfermait des hommes hideux, que l'enfer semblait avoir vomis, comme indignes de ce séjour d'horreur. » La Constitution de l'an III, promulguée le l**" vendémiaire an IV, partageait l'unité du Corps législatif en deux branches : le Conseil des Anciens composé de 250 membres 5^ le Conseil des Jeunes, appelé le Conseil des Cinq-Cents. Le Conseil des Jeunes propose les lois, le Conseil des Anciens les approuve ou les rejette. Grégoire est élu membre des Cinq-Cents ; « les deux conseils prêtent le serment de haine, haine éternelle à la royauté. »

i4 décembre (23 frimaire). — Grégoire appelle l'attention du Conseil sur les bibliothèques... La France possède plus de six millions de volumes; Paris en a plus de seize

cent mille ; « il faut dislribuer ces richesses nationales de manière qu'elles soient utiles et qu'elles ne se dégradent pas. »

i2 janvier d796 {22 nivôse an IV). — Grégoire est nommé membre de l'Institut dans la classe des sciences morales et politiques.

Si janvier i796 (il pluviôse). — Il fait un rapport sur le changement du sceau de la République ; il établit l'utilité du sceau. «Le blason ne. peut plus servir que pour l'histoire, il faut tout républicaniser ; il convient surtout que notre sceau représente l'emblème de la République... On a proposé trois modèles, ils sont exposés dans la salle, le Conseil choisira. » L'impression du rapport est ordonnée, le vote ajourné. (Monit. 1796, n" 136.)

9 ventôse. — La loi du 3 brumaire a fondé l'Institut, qui comprend 144- membres répartis en trois classes. Elle a réalisé un projet inexécuté de Colbert, qui voulait, à la bibliothèque du roi, réunir, à chacun des jours de la semaine, les hommes les plus éminents dans les sciences et les lettres. Grégoire, en l'absence de Sieyès, préside une séance générale des trois classes. Il s'agit de fixer le règlement intérieur de la compagnie et le mode des élections. Naigeon « débite un discours, dans lequel il invite les géomètres et les chimistes à prouver que Dieu n'existe pas... Je ne lui ôtai pas la parole, afin de ne pas fournir le prétexte de crier à l'intolérance contre un évèque... Je crus que le parti le mieux calculé était de laisser l'assemblée faire justice de cette incartade. L'événement justifia ma présomption*. y>

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