‹ La vie et les œuvres de l'abbé GrégoireChapitre 37 sur 52 · Blem., t. lï · texte numérisé non relu

Blem., t. lï

i796{anIV). 29 février. — Grégoire aurait voulu visiter son diocèse ; il manquait d'argent; l'un de ses vicaires, Boucher, et les marguilliers de la cathédrale lui offrent de subvenir à ses dépenses ; il refuse. On craignait sa fougue révolutionnaire; le 26 septembre, il écrit au vicaire épiscopal Dupont : « J'ai mon congé ... je me réjouis d'arriver au milieu de vous et, en dépit de toute la vermine royaliste, je parlerai république, j'en parlerai hautement, souvent, intrépidement. » En effet, du l*"" octobre au 21 décembre, il parcourt son diocèse, il recommande l'instruction chrétienne dans les écoles et dans les églises. . . Il a rendu un compte détaillé de cette visite, dans une réunion des évoques à Paris; nous verrons tout à l'heure que ses efforts n'eurent d'autres résultats que de précipiter la ruine de son Église constitutionnelle.

i797, d5 juillet. — Grégoire se rend en Lorraine, il visite sa vieille mère au presbytère d'Emberménil et la tombe de son père à Vého *. c A la demande de Maudru, évéque des Vosges, il porte la parole, le 26 juillet, dans la respectable réunion du synode convoqué à Saint-Dié pour réorganiser le culte divin et mettre en vigueur la discipline. t>

1797 (an IV). i5 août {28 thermidor). — Au jour de l'Assomption, un concile se réunit à Notre-Dame; il s^agit de rétablir le culte, la discipline, de réorganiser les diocèses, la plupart privés d'évêques ; la tentative était hardie : « Sous les yeux d'un pouvoir ennemi, plus de cent évêques ou prêtres se trouvèrent assemblés ; ils

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