‹ La vie et les œuvres de l'abbé GrégoireChapitre 40 sur 52 · Mém., t. II · texte numérisé non relu

Mém., t. II

DE l'abbé GRÉGOIRE. 53

part à des conférences sur les points controversés ; un gouvernement sage accueillera ses efforts;... dans un État républicain, la religion doit être V indispensable supplément de la loi,.,, seule la religion avait créé, en France, une multitude d'établissements ouverts à Tinstruction et d'hôpitaux ouverts au malheur... « Nous défendrons avec la même intrépidité les prérogatives du Saint-Siège et les libertés de l'Église gallicane. » Sa péroraison est chrétienne: « Que le Dieu de paix et de charité répande ses dons sur vous et sur vos pasteurs! fidèles à notre vocation, marchons courageusement vers la montagne d'Horeb, vers cette terre promise éclairée par les splendeurs des jours éternels, où la fin du voyage sera le commencement du bonheur ! .))

Des. considérations politiques abrégèrent la durée de ce concile, à la suite duquel Grégoire fit imprimer un programme de conférences publiques sur le schisme de France (1 vol. in-8°) et aussi un mémoire, que lui avait demandé Joseph Bonaparte, sur les moyens de réunir l'Église grecque schismatique au centre de la catholicité. Évidemment Grégoire espérait que le premier Consul ferait triompher l'Église constitutionnelle : « Rien n'était plus facile que de maintenir en place ce clergé constitutionnel, ami de la paix, composé d'évêques et de prêtres triés par la persécution \ »

A Auleuil, chez la veuve d'Helvétius, Bonaparte lui avait témoigné une confiance et des sentiments auxquels il était fort sensible : « Sur son invitation, plusieurs fois

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