Monii., 1819, 7 décembre
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est formellement contraire à Tordonnance du 4 juin 1814 et à la loi intervenue sur cet objet. »
3 juillet. — Il publie au tome V de là Chronique religieuse un opuscule anonyme : Des Catéchismes qui recommandent et prescrivent le paiement de la dîme et V obéissance aux seigneurs de paroisse, officiellement imprimés depuis iSil, Ce pamphlet, réimprimé en 4822, comprend 16 pages in-8°.
4 juillet. — Psaume, dans le Journal de la Meurthe, fait l'éloge de la deuxième édition de YEssai sur les libertés de l'Église gallicane. L'évêque a retrouvé aux archives apportées du Vatican à Paris, l'original de la lettre qui l'invitait à résigner ses fonctions épiscopales : « L'original est plus poli, plus chrétien que Tinjonclion qui lui a été faite. »
i5 septembre. — A l'inhumation du vénérable Maudru, ancien évêque de Saint-Dié^ jeté, en 4793, dans les cachots de la Conciergerie, Grégoire, dans l'église de Belleville, prononce une oraison fnnèbre, où l'on retrouve, avec ses opinions sur l'Église constitutionnelle, les plus belles pensées sur l'immortalité de l'âme. « Icibas, nous ne sommes pas chez nous, nous n'avons pas de cité permanente en ce monde dont la figure passe..* Une autre patrie nous attend, le Dieu que nous servons
1. Joum. de Sonnini, 27 février 1791. « Au collège électoral de Saint-Dié, ropinion se réunit d'abord sur M. Tabbé Grégoire, mais on apprit qu'il y avait un combat très vif entre plusieurs départements pour savoir à qui resterait Thonneur de récompenser son civisme. » Le même journal, le 10 avril 1790, publiait ces vers sur Tabbé Grégoire t
Des charmes de la bienséance Il embellit tous ses momens.
Son cœur répond à sa science Et ses vertus égalent ses talens.
ne sera pas toujours invisible, la splendeur du jour éternel paraîtra... Appuyés sur l'espérance, ayons les yeux fixés sur Jésus-Christ, l'auteur et le consommateur de notre foi ; nous sommes en route pour l'éternité... que la fin du voyage soit le commencement de notre l)onl)eur... » Certes, s'il n'a pas l'autorité deTévêque, il en a parfois le langage et, comme on l'a dit, s'il a les mains d'Ésaû, il a souvent la voix de Jacob.
4 octobre. — Dans son ouvrage Du Gouvernement de la France depuis la Restauration...^ M. Guizot attaque les jacobins, les républicains, les régicides et il n'oublie pas M. Grégoire, dont le nom ne rappelle que des souvenirs de sang et de terreur. « Un monsieur Dubouchage, que Téveque de Blois ne connaît pas et qu'il ne désire pas connaître » , a fait imprimer une lettre où plusieui's fois on lit ces mots: Le régicide Grégoire; aussitôt il adresse à tous les journaux une violente protestation. (( Daîis plusieurs écrits, il a gravé sur le front de ceux qui l'ont accusé d'avoir voté la mort du roi, la qualité ineffaçable de lâches et infâmes calomniateurs... vous entendez. Monsieur Dubouchage, lâches et infâmes. Ce signa- * lement vous est commun avec ceux qui conseillent, qui ordonnent, qui paient, qui répètent de pareilles impostures... avec quelques députés... qui ont si souvent et si lâchement outragé un homme qui n'était pas là pour se défendre. » Depuis 1814, il vivait paisible, inoffensif, retiré du monde, dans sa studieuse solitude el depuis seize mois surtout il est en proie à toutes les fureurs de la persécution... Il déclare à ses calomniatours qu'il les traduira au tribunal de l'histoire et de la poslérité, dont il ne craint pas le jugement. La cen-
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sure, « qui a permis d'insérer la lettre de Tinfàm calomniateur, interdit aux journaux Tinsertion de cette réponse». Grégoire écrit au duc de Richelieu, président du Conseil; il se plaint de ce que tout récemment, par la petite poste, il lui est arrivé une lettre de Lausanne, indignement décachetée et découpée... Son âme inflexible se roidira toujours contre la fourberie, la calomnie, l'iniquité : « Je suis comme le granit, on peut me briser, mais on ne me plie pas. Je réclame de votre justice, avec confiance. Tordre de faire insérer dans le Moniteur et aux journaux ma réponse textuelle et intégrale... Si mon attente était déçue, j'en serais aflligé pour moi et pour vous. » Le duc ne répondit pas, mais immédiatement Benjamin Laroche, dans une brochure de 94 pages, publia les deux lettres de Grégoire, précédées et suivies de considérations critiques sur Touvrage de M. Guizol, dont il constate les erreurs sur les doctrines et sur les hommes. Les chapitres X, XI et XII sont consacrés à M. Grégoire, à son élection, à la séance du 8 décembre.
i82i. — L'ancien évêque de Blois publie successivement une Notice sur une association de prières^ et une brochure : De ^Influence du christianisme sur la condition des femmes^. Le christianisme améliore la condition de la femme; il a exercé une heureuse influence sur la législation civile en leur faveur. La loi de Beaumont-en- Argonne fut rédigée, en 1182, par l'archevêque de Reims. 11 a des paroles sévères pour les fausses dévotes,