‹ La vie et les œuvres de l'abbé GrégoireChapitre 7 sur 52 · L'évéqae de >ajiej sootiot la méiB^ ttiéM · texte numérisé non relu

L'évéqae de >ajiej sootiot la méiB^ ttiéM

iA Lk VIE ET LES ŒUVRES

iO août. — Grégoire propose la suppression des annates, « monument de simonie contre lequel le concile de Bâle avait déjà statué >. Il avait fait inscrire cette réforme dans les cahiers de son bailliage.

i4 août. — Il reçoit de la nation juive-portugaise de Bordeaux une lettre d'éloges et de reconnaissance.

i8 août. — Dans la discussion relative à la déclaration des droits, il demande vainement que le nom de Dieu « qui retentit dans toute la nature et dans tous les cœurs i, soit placé à la tête de cette charte d'affranchissement; « rhomrtie n'a pas été jeté au hasard surcecoin de terre, s'il a des droits, il faut parler de Celui dont il les tient, s'il a des devoirs, il faut lui rappeler Celui qui les lui prescrit. »

ii septembre. — Il demande que les curés à portion congrue ne soient pas mis sur le rôle ; on approuve la proposition, mais les curés congruistes refusent; ils sont citoyens, « qu'on ne leur impose pas la honte de ne pas contribuer à la chose publique... On accepte et on applaudit. »

26 septembre. — Il s'oppose à ce que l'Assemblée agrée la dédicace d'une édition de Voltaire pubUée par Pahssot : a Que l'on s'assure auparavant si l'on a repoussé de cette édition des ouvrages qu'un homme honnête rougirait de voir entre les mains de sa femme et de ses enfants... » Un ordre du jour écarte la dédicace.

5 octobre. — Paris marche sur Versailles : le roi écrit à l'Assemblée : « Il accède aux lois constitutives, mais il réserve les droits du pouvoir exécutif... » Robespien*e et Duport veulent que le roi accepte purement et simple-

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ment la déclaration des droits ; Grégoire prend la parole : € Le roi est bon, mais il est homme, il a été trompé, il le sera encore....Il y a des troubles..., une disette affreuse..., le ministre doit être instruit, qu'il s'excuse, ou bien il est coupable... » Il dénonce au comité des recherches les fêtes militaires, le repas de TOrangerie, ce qu'il appelle l'orgie du 3 octobre. Mirabeau lui fait remarquer qu'il a plus de zèle que de prévoyance ; il est dangereux, en des jours tumultueux, de révéler des faits coupables; il lui reproche d'avoir parlé déjà, en termes vagues, d'un meunier qui aurait reçu 200 livres pour ne pas moudre.... c Un vainqueur de la Bastille, Stanislas Maillard, a fait de ce bruit un texte d'accusation contre l'aristocratie et contre la cour. »

8 octobre, — Le roi est à Paris, l'Assemblée hésite, elle n'a pas confiance dans la multitude, cependant elle quitte Versailles. Grégoire a motivé sa protestation: « Livrés à la merci d'un peuple armé, pense-t-on que les députés du clergé puissent se rendre à Paris et braver en sûreté les outrages dont ils sont menacés? De respectables ecclésiastiques connus par leur dévouement patriotique et leur zèle, sont venus les premiers s'unir au Tiers... Us ont abandonné les dîmes, renoncé au casucl, porté dans les caisses publiques des dons plus proportionnés à leur zèle qu'à leurs facultés... Quel prix en reçoivent-ils? le peuple de Paris les outrage, il leur fait les menaces les plus effrayantes... Il n'y a pas de jour que des ecclésiastiques ne soient insultés.... j> Ces paroles improvisées, prononcées de sa place d'une voix sonore, avec un ton de dignité et d'autorité, frappèrent l'Assemblée, dit le député Montlosier : c j'allai tout ému

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