II. Ou bien toutes les Idées communiquent in
(1) Même réfutation dans le CratyU^ p. 440.
(2) Ou ire le mouvement et le repos, il faut poser l'être comme (lislinct des deux autres, car'il se dit des deux et par conséquent ne peut être confondu ni avec l'un ni avec l'autre.
LES ÉCRITS DE PLATCWî. 253
différemment entre elles, ce qui est encore plus absurde, puisque le mouvement serait le repos et Têtre serait le non-être.
m. Il reste donc que certaines Idées puissent s'nnir entre elles, et certaines autres non. La science qui nous apprend quelles Idées peuNent s'unir, quelles Idées ne peuvent pas s'imir entre elles, c'est la dialectique , la dialectique qui consiste à diviser par genres, et & reconnaître ridentité des genres identiques, et la différence diîs genres différents. Pour en d» terminer la nature avec plus de précision encore, disons qu'elle renferme ces quatre conditions :
1. Voir ridée unique qui embrasse une pluralité d'individus différents, ou former la notion d'espèce.
2. Apercevoir le lien pour ainsi dire extérieur qui embrasse, dans une Idée une, une pluralité d'espèces différentes, c'est-à-dire constituer la notion du genre.
Ainsi d'abord la dialectique cherche à découvri^ le rapport de convenance qui lie les individus à l'espèce, et les espèces au genre; puis elle doit :
3. Distinguer les uns des autres et les espèces et les individus enveloppés dans l'unité de l'espèce ou du genre, et considérer en soi, à part, une seule espèce ou un seul individu,
4. Et considérera part une pluralité d'espèces ou une pluralité d'individus différents et distincts (1).
(1) M. Stanbaum, ad Soph,, 253, d, enleod uo peu autrement ce passage obscur :