‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 105 sur 242 · Avesta uebersetzt, p · texte numérisé non relu

Avesta uebersetzt, p

FIN ET RENOUVELLEMENT PHYSIQUES DU MONDE iSi

son récent ouvrage, Zarathuslra, I, p. 97, suit son célèbre compatriote.

Cette façon de se représenter la calamité suprême est particulière à llran. Nous comprenons ce qu'étaient pour les Iraniens le froid, la neige et la gelée quand nous les voyons placer le froid dans la demeure du Mauvais Esprit. Le nord est le séjour du mal. Des prières aux ancêtres dans l'Avesta nous montrent la joie éprouvée quand les eaux glacées se dégèlent ( Yast. 13). Une confusion relativement au fléau qu'on craignait a été causée par le nom du sorcier, qui, d'après la littérature pehlvie, occasionnera le mal : Mal/côs, et par le substantif qui désigne la neige ou la pluie : Malkôédn. Ce sorcier paraîtra pendant sept années, puis par son pouvoir magique pervers, il ravagera la terre pendant trois hivers. Les animaux et les plantes périront, les hommes mourront faute de feu. D'après certaine version une créature sur mille seulement devrait survivre. La sorcellerie et le culte des mauvais esprits se répandront *. Dans le quatrième hiver il mourrait lui-même, parla puissance de la prière \ Le Vendîdâd ne le nomme pas. Nous possédons heureusement un fragment de l'Avesta (Westergaard, 8, A. M. G., XXIV, 8 s.), contenant son nom dans la langue de l'Avesta ; ce nom est Mahrkûsa. Le fragment du reste n'est autre chose qu'une formule d'exorcisme contre un démon, une druj, qui s'appelle ainsi. Le texte du fragment est en mauvais état, mais laisse comprendre que ce très fort (asaojiéta) démon vient avec une « dure (staxrâ) gelée » (zayd) « qui cause la mort » (maratô), ou comment les mots doiventils être grammaticalement compris ? Darmesteter montre que les mêmes mots ou du moins des mots apparentés sont employés dans le Vendîdâd, 2, 22, pour désigner le terrible froid qui fait mourir : staxrâ mrûrô zyâ, « une dure et mortelle gelée. » On ne peut douter après cela que nous n'ayons affaire au mauvais esprit du froid de l'hiver, de la neige et de

1. Grand BundahiS, Annales du Musée Guimet, XXIT, 19; Pehlvi Bahman Yaêt, Sacred Books of the East, V, p. lix ; Ddtistdn, 37, 95 s.

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